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[Cycle] Wyld / Nicholas Eames

Posté : 13 août 2025, 10:48
par Toon
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Clay Cooper et ses hommes étaient jadis les meilleurs des meilleurs, la bande de mercenaires la plus crainte et la plus renommée de ce côté-ci des Terres du Wyld – de véritables stars adulées de leurs fans. Pourtant leurs jours de gloire sont loin. Les redoutables guerriers se sont perdus de vue. Ils ont vieilli, se sont épaissis et ont abusé de la bouteille – pas forcément dans cet ordre, d’ailleurs.
Mais un jour, un ancien compagnon se présente à la porte de Clay et le supplie de l’aider à sauver sa fille, prisonnière d’une cité assiégée par une horde de monstres sanguinaires. Même si cela revient à se lancer dans une mission que seuls les plus braves et les plus inconscients seraient capables d’accepter.
Le temps est venu de reformer le groupe… et de repartir en tournée.
La tête de métal que je suis a naturellement eu sa curiosité piquée au vif en voyant que Wyld avait reçu le Prix Hellfest 2020, succédant d'ailleurs à l'excellent Blackwing d'Ed McDonald. ET de tous les lauréats, nul doute que Wyld est bien le plus métal de tous !

Cela commence dès la couverture où le personnage central pointe vers le lecteur les deux doigts composant le fameux Signe des Cornes
Puis au travers des pages nous découvrons de nombreuses "RoqueBande" (RockBand?) aunx noms métal plus évocateurs les uns que les autres qui parfois se déplacent dasn des gigantesques carrioles lorsqu'ils sont en tournée. J'avais un peu tiqué au début du roman sur le fait que les noms étaient en anglais, mais j'ai vite compris pourquoi le traducteur c'était permis cette liberté. Au travers des lieux et noms des personnages il ya de tres nombreuses références musicales au rock et au hard rock (pas sur de lesa voir toutes chopper) et j'admet qu'avoir un peu de connaissances de ces styles musicaux est un vrai plus.
En en tant que biclassé métalleux/roliste, il m'a bien sauté à la tronche que le sieur Nicholas Easme avait aussi truffé son œuvre de référence à DOnjons et Dragons, notamment en réutilisant une partie du bestiaire de l'ancêtre des jeux de roles. Et se serait-il également inspiré des Royaumes oubliés qui sont sillonnés par de nombreuses compagnie d'aventurier ? Pas certain mais pas exclu.

revenons en au roman. L'intrigue de base n'a rien de renversant: un père veut sauver sa fille coincée dans la ville de Castia assiégée par une monstrueuse horde de ...monstres.
Un fort Alamo en mode fantasy. POur cela, Gabriel le père veut donc reformer Saga, son ancienne roquebande pour aller l'exfiltrer. LE problème c'et que ses anciens membres sont tous rangés et comme dit Metallica dans les 4 Horsemen "Time is taking his toll on you".... : Moog le magicien est de plus attaqué par la Nécrose et en sursis. Mattrick le voleur, deveni roi, a empilé les kilos et est au bras d'une femme magnifique mais au moins 5x adultère, Clay tient une auberge. Quant à Ganelon...bon ne je dirais rien. Mis à part que ces 5 sont bien travaillées par l'auteur et se completent parfaitement.

L'ouvrage tiendrai d'un mélange de Pratchett pour l'humour omniprésent et d'une RE Howard pour le coté epique, car oui voila un roman sacrément épique. Et beaucoup plus profond d'ailleurs que ne laissait présager le début, notamment avec les conneries de Moog et de son sort réinvantant le viagra... La disctinction par exemple entre l'ancienne génération qui arpentait le coeur de Wyld afin d'éliminer la menace des monstres et la nouvelle qui préfère combattre dans les arènes des créatures élevés pour cela... Ou encore l'histoire du Druine et les pouvoirs associés à son épée

Soutenu par un rhytme sans peu de temps morts, Wyld est vraiment un bon roman raffraichissant, qui mérite amplement son prix littéraire.