[Cycle] Le Virus Morningstar / Z.A. Recht

Forum consacré au reste de la fantasy et au fantastique, avec notamment les oeuvres écrites par les célèbres J.K. Rowling, David Gemmell, J.-P. Jaworski, Michael Moorcock, David Eddings, Greg Keyes, Pierre Grimbert, Terry Pratchett, Alain Damasio, Roger Zelazny et bien d'autres encore.
Albéric
Annaliste
Messages : 1975
Enregistré le : 27 oct. 2012, 19:57

[Cycle] Le Virus Morningstar / Z.A. Recht

Message non lu par Albéric » 31 oct. 2016, 21:18

Image
Résumé :
Délire, fièvre, comportement violent, taux de mortalité de 100 %... le virus Morningstar ne laisse rien derrière lui. Mais la fin nest qu'un nouveau commencement. Malgré une opération militaire d'envergure qui tente de contenir le fléau, les morts arpentent le monde. Loin des États-Unis, un général endurci passe en revue ses troupes : une jeune auxiliaire médicale, un photographe expérimenté, un soldat effronté et des dizaines de réfugiés, tous sous sa responsabilité. Pendant ce temps-là, au pays, un lieutenant-colonel découvre la sombre vérité sur le virus Morningstar et collabore avec une journaliste réputée pour divulguer ses informations au grand public Désormais, une seule loi régit le monde : vivre ou mourir, tuer ou être tué.
Modifié en dernier par Albéric le 31 oct. 2016, 21:22, modifié 1 fois.
Fans de Gemmell ? Venez nous rejoindre : http://david-gemmell.frbb.net/

Albéric
Annaliste
Messages : 1975
Enregistré le : 27 oct. 2012, 19:57

Re: [Cycle] Le Virus Morningstar / Z.A. Recht

Message non lu par Albéric » 31 oct. 2016, 21:22

Image
Résumé tome 1 : Le Fléau des morts
C’est le début de la fin avec l’apparition d’une nouvelle épidémie : le virus Morningstar. Les personnes infectées sont sujettes à des délires, des fièvres, des comportements violents... et un taux de mortalité de 100 %. Mais la fin n’est que le commencement : les victimes reviennent d’entre les morts pour s’attaquer aux survivants.
Quand une opération militaire de grande envergure échoue à contenir le fléau des morts, ce dernier se transforme en pandémie. Désormais, une seule loi naturelle régit le paysage mondial : vivre ou mourir, tuer ou être tué.
D’un côté de la planète, à des milliers de kilomètres de chez lui, un général endurci passe en revue le restant de ses troupes : une jeune auxiliaire médicale, un photographe expérimenté, un soldat vétéran et des dizaines de réfugiés, tous sous sa responsabilité. Tandis qu’aux États-Unis un officier découvre la sombre vérité sur le virus Morningstar et collabore avec une journaliste réputée pour divulguer ses informations au grand public..

Depuis mon coup de cœur pour World War Z de Max Brooks, j’avais envie de découvrir plus avant la littérature zombifique et sur les conseils avisés de mes potonautes j’avais repéré et sélectionné quelques séries prometteuses.

Bon ben, ça sera sans doute pas avec cette série-là que je vais retrouver un bon kif car à part écrire une trilogie zombie sans utiliser le mot zombie, tout est stéréotypé et téléphoné avec quelques gimmicks éculés de film d’horreur, et parfois c’est à rude épreuve qu’est mise la suspension d’incrédulité (à moins d’être un mordu des illuminati et de croire dur comme fer en l’inviolabilité du territoire américain)
Une pandémie mortelle s’abat sur l’Afrique, et après avoir rapatrié les WASP on met le continent sous quarantaine. Oui, je sais c’est complètement débile en plus de flirter avec les bons vieux préjugés suprématistes, mais bon IRL lors de la dernières épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest on a bien ramené les malades blancs et chrétiens en Occident au mépris des règles élémentaires de la quarantaine pour ensuite s’étonner de nouveaux cas de contamination… r-i-d-i-c-u-l-e
Le blocus ne marche pas, oh surprise, et les GI’s se font déborder sur le Canal de Suez avant d’abandonner le Moyen-Orient pour rentrer chez eux tandis la pandémie se développe partout dans le monde, c.a.d aux Etats-Unis parce que l’Europe, l’Asie, l’Océanie et le reste du continent américain n’existent pas (j’exagère à peine puis qu’à part la vague mention de la Grande-Bretagne et l’Australie, WASP évidemment, on évoque un fois les pays exotique et mystérieux que sont le Mexique et le Brésil)
Pendant ce temps aux Etats-Unis le gouvernement fomente un monstrueux complot pour que personne ne soit au courant et que tout continue à fonctionner comme avant… Ils musèlent les médias (pas la peine, ils se musèlent tout seul comme de grands ^^), et lancer leurs chiens de chasses aux trousses des lanceurs d’alerte… C’est ainsi que la journaliste Julie Ortiz, la seule qui veut faire éclater la vérité sur les zombies, et la scientifique Anna Demilio, la seule qui veut trouver un remède à la peste zombie, se retrouvent dans les geôles secrètes de la NSA sous la garde de l’agent Sawyer qui ne doute de rien et de l’agent Mason qui lui doute de tout… Visiblement l’Oncle Sam est devenu encore plus fort que le Parti Communiste Chinois en matière de surveillance, et les milliers de familles de victimes d’OPEX antizombies fort peu curieuses du sort de leurs proches…
La vision du monde de l’auteur est limitée : isolationnisme unilatéralisme, conspirationisme, fétichisme des armes à feu… C’est celui de beaucoup d’Américains et c’est navrant et/ou flippant…

Bon ben, la connerie des uns et des autres est quand même le principal moteur de l’intrigue comme dans tout bon nanar qui se respecte :
SpoilerAfficher
* Allez les gars pour sauver le monde on va faire le blocus de l’Afrique, c’est pas comme s’il on n’avait pas déjà du mal à faire celui de Cuba…
* Malgré les satellites, les avions et les radars on arrive quand même à ne pas repérer une horde de morts-vivants dans le désert…
* - Allez les gars, on va confiner l'épidémie au-delà du fleuve. Tirer pour en éloigner un maximum !
- Oh mince, ils ne savent pas nager mais ils s'entassent dans le fleuve et forment un pont de morts-vivants.
- Retranchons nous derrière le grillage (?! J'espère qu'il longe tout le fleuve ce grillage ?!)
- Allez, on les repousse en leur tirant dessus.
-Et si on lançait une grenade. (Bonne idée, surtout avec le grillage pour séparer les soldats des zombies).
- Oh mince, la grenade a fait exploser le grillage. Les morts arrivent vers nous. On n'a pas réussi à contenir l'épidémie !"
Merci prettymelo ^^
* On fuit à Sharm El Sheikh (d’ailleurs Le Caire est rasée, mais dans la station balnéaire personne n’a pensé à évacuer… pire malgré l’invasion des zombies, personne ne songe à s’enfuir par la mer avant l’arrivée des bidasses…), pour rejoindre les Etats-Unis on traverse l’Océan Indien et l’Océan Pacifique en zappant les bases de Djibouti, Socotra, Diego Garcia, Singapour et des Îles Philippines… Z’êtes fort en cartes les bidasses, en passant par l’autre côté vous auriez été plus vite arrivés ! (encore que les gestions des distances et du temps sont un peu étranges dans ce roman)
* « Ah il y a des cris et des hurlements dans le bateau depuis un bon moment temps déjà, c’est sûrement ces cons de civils qui font du boucan… Ah tiens, il y a qui vient de sortir pour venir nous saluer. Pourquoi il court bizarrement vers nous ? Mais… Mais… Argh !!! »
* Les bidasses ne reçoivent aucune nouvelle de leur hiérarchie, mais ne cherche aucunement à s’enquérir de ce qu’il se passe dans le reste du monde libre… Heureusement que l’amie du général Sherman leur envoie un email pour qu’ils se bougent un peu le cul ! ^^
* Le bidasse X, pourtant fort sympathique voire sans doute carrément héroïque, rejoint la pièce B en contournant un zombie de la pièce A, mais après avoir rempli son paquetage de conserves et de munitions il se fait mordre par ledit zombie qu’il avait oublié en repassant par la pièce A… Mais quel con ! Il aurait dû s’appeler Régis celui-là ^^
* Et puis il y a le running gag des bidasses qui tombent dans toutes embuscades tendues par les zombies qui sont censés n’avoir aucune intelligence, et ce malgré les avertissements du « magical negro »…
* Qu’est-ce que j’ai ri quand la super scientifique récupère une banque de données ADN en la gravant sur CD en 2010 parce que 1) en 2010 plus personne ne gravait de CD 2) parce qu’il n’y aucune chance que des données ADN tiennent sur un CD… (1 gramme d’ADN c’est 700 Téraoctets, 1 CD c’est 700 Mégaoctets !) Téralol ou Mégalol ? ^^
* Sinon le niveau médical de l’américain moyen est toujours aussi inquiétant vu que les christianistes interdisent l’enseignement des sciences naturelles : il n’y a aucun remède aux maladies virale, arrêtez de croire au Bon Dieu…
1) on met au point un vaccin pour que la maladie ne puisse jamais se développer dans l’organisme des vaccinés
2) on bourre le corps de médocs contre les symptômes de la maladie en attendant que l’organisme fabrique des anticorps
et Éventuellement on peut jouer la montre avec des ralenti-viraux comme la trithérapie contre le SIDA, mais ce n’est pas du tout des remèdes qui éradiquent ou soignent la maladie hein !



Je râle, je râle, mais cela se lit facilement et rapidement. Mieux, dans le dernier chapitre on retrouve enfin les vibes des grands récits zombifiques. Finalement j’aurais passé l’éponge sur tout ce que j’ai listé d’incohérent si les personnages avaient été sympas. Or la caractérisation est particulièrement impersonnelle et j’ai éprouvé bien de la peine à distinguer les personnages qui sortent tous du même moule. Les bidasses du général Sherman ne savent même pas les noms des civils et des réfugiés qui les accompagnent dans leur odyssée survivaliste, même si on s’attarde quand même un peu sur Rebecca Hall la bénévole de la Croix-Rouge, qui remplit son rôle de love interest, et sur le contrôleur aérien congolais Mbutu Nagsy qui remplit son rôle de magical negro… De la même manière l’humour militaire amène un 2e degré bienvenu avec quelques très bonnes vannes, mais les running gags sur les Canadiens qui ne servent à rien et les civils qui sont tous nuls et nazes atténuent le truc… Et pour moi toute la partie illuminati était sans intérêt (pour qui travaillent les super conspirateurs de la NSA ? OSEF ! Dans quel but travaillent les super conspirateurs de la NSA ? OSEF !), en plus d’être complaisante sur le recours à la torture puisque même les victimes n’y trouvent rient à redire… On n’a pas fini d’entendre parler Guantanamo, Abou Ghraib et compagnie… (Barack Obama : « moi président, il n’y aura plus de centres de détentions ne respectant pas la Convention de Genève ! » Supermenteur ?)

Où est la tension ? Où est le suspens ? Où est la peur ? Où est le désespoir ? Où est l’ambiance sombre et noir… Dans les tomes suivants j’espère ??? ^^

Image
Fans de Gemmell ? Venez nous rejoindre : http://david-gemmell.frbb.net/

Répondre