
Il a suffi que l'ordinateur d'un laboratoire ultra-secret de l'armée américaine fasse une erreur d'une nanoseconde pour que la chaîne de la mort se mette en marche. Le Fléau, inexorablement, se répand sur l'Amérique et, de New York à Los Angeles, transforme un bel été en cauchemar. Avec un taux de contamination de 99,4 %.
Dans ce monde d'apocalypse émerge alors une poignée de survivants hallucinés. Ils ne se connaissent pas, pourtant chacun veut rejoindre celle que, dans leurs rêves, ils appellent Mère Abigaël : une vieille Noire de cent huit ans dont dépend leur salut commun. Mais ils savent aussi que sur cette terre dévastée rôde l'Homme sans visage, l'Homme Noir aux étranges pouvoirs, Randall Flagg. L'incarnation des fantasmes les plus diaboliques, destinée à régner sur ce monde nouveau.
C'est la fin des Temps, et le dernier combat entre le Bien et le Mal peut commencer.
j'avais lu le fléau en version incomplète il y a plus de 30 ans et j'avoue que cela ne m'avait pas franchement emballé.
Un peu trop de mysticisme avec la Mère Abigaelle, j'avais eu l'impression que le roman "partait en vrille".
Pourtant j'ai décidé il y a un peu plus d'un mois de lui "redonner une chance" en version intégrale cette fois-ci et bien m'en a pris car j'ai été littéralement happé par cette version.
Bien sur je ne suis plus le même lecteur, j'ai lu déjà quasi tout Stephen King, beaucoup de fantasy et d'horreur et plus la même personne non plus (de jeune adulte post-ado à adulte établi). Et puis la période covid est aussi passée par là, tout comme la série Walking Dead.
Je ne me souvenais quasi de rien , à part quelques personnages ainsi que la scène d'ouverture à la station service de Bill Hapscomb et une autre scène qui n'existe d'ailleurs pas en version intégrale
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l'élection de Harold Launder comme président du comté de la Zone libre qui fait suite à une entrée fracassante dans la salle où se tient le comité
Le Fléau version intégrale est donc un pavé de près de 1500 pages découpés en 3 tomes dans sa version poche.
L'auteur nous présente donc ce que pourrait devenir les Etats-Unis si un virus créé de toute pièce par l'armée américaine s'était échappé de son laboratoire et tué 99,4% de la population. Mais comme ci-cela n'était pas suffisant, l'entité démoniaque Randall Flagg aka l'Homme Noir profite de la situation pour rassembler autours de lui à Végas de nombreux fidèles plus cinglés les uns que les autres dans l'optique de dominer le monde. En face des citoyens lambda autours d'une vielle femme afro-américaine de 108 ans, aussi bigote que fragile.
Au dela du combat évident entre le bien et le mal, la galerie des personnages proposée par l'auteur est impressionnante: du Texan moyen, au prof de sociologie, à la jeune femme enceinte qui a fui le domicile familial, au sourd-muet extrêmement intelligent, à l'handicapé mental gentil comme tout jusqu'à l'ado obèse mal dans sa peau, tous et toutes tentent de s'entraider ou se trahir puisque l'objectif final est bien de survivre.
J'ai trouvé que la langue française avait quand même évoluée depuis 30 ans: de nombreuses expressions utilisés par le traducteur me paraissent vraiment désuètes comme "à qui mieux-mieux", "la bête à 2 dos" ou "taratata"...
Je ne peux cependant que conseiller cette version intégrale qui est probablement l'un des meilleurs roman de l'auteurs, il a mis tout de même 13 ans à l'écrire...

