[Cycle] Codex Aléra / Jim Butcher

Forum consacré au reste de la fantasy et au fantastique, avec notamment les oeuvres écrites par les célèbres J.K. Rowling, David Gemmell, J.-P. Jaworski, Michael Moorcock, David Eddings, Greg Keyes, Pierre Grimbert, Terry Pratchett, Alain Damasio, Roger Zelazny et bien d'autres encore.

[Cycle] Codex Aléra / Jim Butcher

UNREAD_POSTpar Albéric » 01 Sep 2013, 14:56

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Résumé du tome 1 : Les Furies de Calderon
Le sort du royaume repose sur les épaules d'un garçon qui n'a aucun pouvoir...
Depuis mille ans, les habitants d'Aléra repoussent les peuplades sanguinaires qui rançonnent le monde en usant de leur relation particulière avec les furies — les forces élémentaires de la terre, de l'air, du feu, de l'eau, du bois et du métal. Mais dans la lointaine vallée de Calderon, Tavi ne maîtrise encore aucun élément, à son grand désespoir. À quinze ans, il n'a toujours pas de furie du vent pour l'aider à voler, ou de furie du feu pour allumer ses lampes.
Pourtant, lorsque les féroces Marats font leur retour dans la vallée, le courage et l'ingéniosité de Tavi vont se révéler une force bien plus cruciale que n'importe quelle furie. Une force qui pourrait lui permettre d'altérer le cours de la guerre...



Jim Butcher nous offre un livre très dense et très rempli et non pas le sempiternel « tome d’introduction ».
Après une entrée en matière médiocre composée uniquement de dialogues qui balancent le worldbuilding, le magicbuilding, les personnages et l’intrigue, cela ne s’arrête jamais : de l’action, de l’action et encore de l’action !
Un vrai actionner, mieux encore un vrai page-turner car les pages puis les chapitres défilent très vite.
Et si l’intrigue est assez linéaire on retrouve bien le plaisir de la ligne droite des bons vieux pulps : on alterne péripéties et menaces mortelles durant 500 pages (cavales, traques, conspirations, trahisons, bastons…)

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Aucune trace du tirage à la ligne cher à certains auteurs, ici on a un roman avec 0% de gras littéraire.
Des naïvetés, des facilités, des suspensions d’incrédulité et des trucs mal fagotés certes, mais l’ensemble est bien troussé et au final rien ne tire le roman vers le bas (mais c’est dommage de ne pas atteindre le haut).

Niveau worlbuilding malgré l’habillage antiquisant, on est plus près de La Charge des tuniques bleues que de La Dernière Légion.

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Du coup pourquoi vouloir faire du peplum alors que cela respire le bon vieux western ?
Je vois la parenté avec Goodkind dont les éléments western apportaient une plus-value à L’Épée de vérité.
Franchement ? La frontière, les exploitations, les pionniers, la garnison fortifiée, la nature sauvage, la menace indigène…
Quant aux Marats : ils sont jugés barbares, ils sont proches de la nature, ils ont des animaux totems, ils sont divisés en clans rivaux, ils ont un sens de l’honneur bien particulier basé sur les épreuves de courage, ils scalpent les ennemis vaincus au combat… On aura facilement reconnu les peaux-rouges de western !
D’ailleurs pourquoi les auteurs américains s’acharnent à faire des méd-fan moyens voire creux alors qu’ils ont toutes les cartes en main pour marier western et fantasy ? Mais tout le monde ne peut pas être aussi innovant et aussi talentueux qu’un R. E. Howard (s’il est décédé en 1936, son œuvre est toujours est d’actualité).

Niveau magic building on pioche dans un esprit comics / animes de bon aloi (Mera de DC est-elle aquafèvre ?).
On repend l’idée classique de l’univers ou tout le monde est doté de pouvoirs héréditaires.
On reprend l’idée déjà usitée du héros dépourvu de pouvoirs alors que tout le monde en a un.
Peu importe ces concepts sont très cool.
Je ne sais pas si les furies tiennent plus des familiers de La Croisée des mondes ou des créatures de Pokémon.
Peu importe le concept est très cool.
Je ne sais pas si la furiefèvrerie lorgne largement sur les maîtrises élémentaires de l’anime Avatar.
Peu importe le concept est très cool.

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On sent l’héritage bien digéré de la Fantasy classique des années 80 (les archétypes issus du triumvirat Brooks, Eddings, Feist) associé à une très fluide écriture télévisuelle et un esprit comics/animes très fun et très plaisant.
Ainsi Bernard, Isana, Amara et Tavi le gros boulet naïf gentil tout plein pourraient être les dignes héritiers de Belgarath, Polgara, Ce’Nedra et Garion le gros boulet naïf tout plein.
Le vieux routard se doute très rapidement que l’orphelin adolescent est issu d’une noble lignée… sifflote
(D’autant qu’à aucun moment du roman on n’évoque l’identité de ses parents : c’en est presque douteux !)
Ce qui est bien vu aussi c’est qu’on laisse de côté le manichéisme : Doroga, Hashat et Kitaï ne sont pas de vilains barbares sanguinaires, et les membres de la Confrérie des mauvais furiefèvres ont chacun leurs propres raisons d’agir comme ils le font…

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Au rayon des trucs qui vont un tiquer quand même :
- des naïvetés :
les super espions qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez…
Isana quasi télépathe qui ne voit jamais les problèmes arriver…
- des facilités
finalement il sert à quoi Tavi le gros boulet naïf gentil tout plein ? à passer par la case héros ado orphelin ???
rien d’enquiquinant pour un easy reader, mais le récit aurait pu se passer de lui… je crois qu’on y aurait gagné
les supervilains prétentieux tirés des comics, le rôle de Doroga, whodunits & révélations… sont un peu forcés
- des suspensions d’incrédulité
Le Premier Duc qui confie une mission d’importance à une super espionne adolescente naïve…
l’alternance moments fleurs bleues avec Tavi / Amara et passages BDSM à la Goodkind avec Isana / Odiana
- des trucs mal fagotés
les intrigues villageoises ne sont ni très bien explicitées ni très bien raccordées à l’ensemble
la grosse baston finale n'est pas super lisible faute de vision d’ensemble


Il existe une vraie mouvance dans la fantasy américaine avec Sanderson, Weeks, Butcher et quelques autres.
Ils s’inspirent des classiques de la culture populaire pour écrire des romans populaires qui séduisent un large public (enfin dans le monde, parce qu’en France on lit peu en général et la SFFF est très mal vue en particulier).
Mais pour rester dans le fandom franco-français, je ne vois pas pourquoi on devrait mettre Sanderson sur un piédestal pour mieux dénigrer les autres alors qu’ils ont la même démarche voire le même imaginaire…

Bref, de la bonne lecture loisir qui fait du bien par où cela passe, l’équivalent littéraire d’un feel-good movie : vivement la suite ?

PS: il y a aussi des liens entre le Tavi de Jim Butcher du Missouri et le Jack Bird du Mark Sumner du Missouri
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Re: [Cycle] Codex Aléra - Jim Butcher

UNREAD_POSTpar Toon » 01 Sep 2013, 15:11

très intéressant ta critique (comem d'hab' :wink: ), mais en + j'ai les 4 en version e-book. (acheté chacun 0,99€)
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Re: [Cycle] Codex Aléra / Jim Butcher

UNREAD_POSTpar Albéric » 28 Sep 2013, 17:04

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Résumé du tome 2 : La Furie de l'Academ
Depuis des siècles, les habitants d'Aléra s'aident des furies — les forces élémentaires de la terre, de l'air, du feu, de l'eau, du bois et du métal — pour protéger leur monde des agressions.
Mais nulle furie ne peut les sauver des dangers qui les menacent de l'intérieur. Une mystérieuse attaque venue de par-delà l'océan a affaibli le Premier Duc. S'il perd le trône, une sanglante guerre civile sera inévitable.
La responsabilité de parer les tentatives d'assassinat et les trahisons au sein du cercle d'espions du Premier Duc retombe sur les épaules de Tavi, le seul homme dépourvu de furies...



Une fois n’est pas coutume, j’ai l’impression d’avoir lu un autre livre que celui chroniqué par certains.
La comparaison avec David Eddings ?
Oui mais non : l’auteur apporte sa touche perso à l’héritage eddingsien et cette sensation s’estompe assez rapidement dans ce 2e tome.
La comparaison avec J.K. Rowlings & Trudi Cavanan ?
Non, non et non ! L’Academ ressemble 10 fois plus au manoir de Charles Xavier qu’au château de Poudlard !
Quand aux comparaisons avec le Cycle de Xanth de Piers Anthony, WTF !?
Non, non et non ! Jim Butcher puise son inspiration dans l’univers des comics comme David Farland, Brandon Sanderson, Brent Weeks et co…


Après une mise en place moyenne mais assez courte, la structure en POV est optimisée au maximum : c’est très rempli et très rythmé ! On ne s’ennuie pas une seconde et les pages défilent très vite. Un page-turner donc avec beaucoup d’action, un peu d’humour, un peu de romance, des tragédies… Bref de l’animation et du souffle !

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D’un côté Bernard, Amara, Doroga (sans oublier ce valeureux Marcheur) et leurs compagnons combattent les arachnides de Robert Heinlein.

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D’un autre côté Tavi, Maximus, le Chat Noir et leurs compagnons combattent les marionnettes humaines de Robert Heinlein.
Isana et Seraï sont censées faire le lien entre ces 2 arcs narratifs en voyageant de Calderon à la capitale Aléra.
C’est presque une reprise du duo good girl (Isana) / bad girl (Odiana) du tome 1 que j’avais trouvé très faux.
Mais on si concentre beaucoup sur elles au début, elles sont laissés de côté par la suite (et pour cause (spoilers), et pour ménager plus de tension et de suspens dans la dernière ligne droite).

De grosses ficelles quand même certes : fusils de Tchekov, twists, whodunits… Quelques répétitions aussi parfois. On sent quand même l’influence des ateliers d’écriture américains. Mais comme Jim Butcher se montre très généreux avec ses lecteurs, cela passe plutôt bien. Worldbuilding et magicbuilding ont été conçus pour appliquer la théorie du vachement bien (Steven Brust : les personnages doit faire évoluer l’univers et vice-versa) à des personnages inspirés des héros DC & Marvel. Ainsi l’ombre de David Farland, qui a renouvelé le courant fantasy néoclassique en 1998 avec Le Seigneur des runes, plane sur tout le cycle (d’ailleurs ce dernier donnait des cours d’écriture SFFF avec un certain Brandon Sanderson comme assistant, mais ceci est une autre histoire…).
Ainsi les éléments qui font pièces rapportés, incohérents voire WTF dans un tome trouve naturellement toute leur place dans les romans suivants, preuve que tout est savamment construit et pas improvisé au fur et à mesure (pour être charitable, je ne citerai pas de nom).
Ainsi j’ai grave surkiffé l’intervention, même traitée partiellement hors-champ, de Dame Aquitaine : une superhéroïne, un vraie, qui a elle seule représente toutes les influences comics ultracools du cycle.
Mais est-elle plus Mystique ou plus Malicia / Rogue ? L’avenir nous le dira !

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Et puis ce roman n’est pas qu’un simple actionner fantasy :
- on sent poindre les conflits de loyauté et les dilemmes moraux qui font avec.
- Doroga et Varg l’ambassadeur canim montrent qu’on va plus loin que les clichés du bon sauvage et du barbare sanguinaire.
De la même manière on peut s’interroger sur la menace Vorde (Borg ?) qui fait preuve d’une redoutable intelligence.
- on sent que la civilisation d’Aléra bâtie sur la magie et l’esclavage, arque boutée sur ses castes aristocratiques héréditaires et à l’ascenseur social plus qu’en panne développe un subtext social corrosif !
De la même manière avec le débat travail collectif / magie individuelle on sent non seulement que Jim Butcher a potassé son sujet mais aussi qu’il a presque envie de remettre en cause le mode de vie non négociable des Américains (George Walker Bush copyright).
Prime Bbcode Spoiler Show Prime Bbcode Spoiler:
Tavi explique qu’avec de la solidarité on peut tout réaliser, et son professeur lui rétorque que cela ne sert à rien puisque qu’avec la magie on peut tout faire tout seul sans effort : vous n’avez plus qu’à remplacer magie par pognon et tout devient clair.

- et parlons pas de l’opposition entre la Ligue Dianique et le consortium esclavagiste au sujet de la condition féminine…

Conçu par un populares pour les populares, le public populaire devrait se montrer très satisfait quant à ce cycle.
J’envie tous ceux qui vont démarrer leur parcours Fantasy avec ce cycle tellement plaisant.

PS :
Quel naze ce Duc de Riva ! Par 2 fois il a été incapable de lever le petit doigt contre l’invasion de ses terres…
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Re: [Cycle] Codex Aléra / Jim Butcher

UNREAD_POSTpar Fabien Lyraud » 28 Sep 2013, 18:41

Non, non et non ! Jim Butcher puise son inspiration dans l’univers des comics comme David Farland, Brandon Sanderson, Brent Weeks et co…


Brent Weeks je ne le voyais pas comme ça. Pour moi c'est Gemmell + Moorcock. Je ne vois pas d'aspect superhéroique à son univers.

Ainsi l’ombre de David Farland, qui a renouvelé le courant fantasy néoclassique en 1998 avec Le Seigneur des runes, plane sur tout le cycle (d’ailleurs ce dernier donnait des cours d’écriture SFFF avec un certain Brandon Sanderson comme assistant, mais ceci est une autre histoire…).


Est ce que Buctcher aurait pu être leur élève ? Il me semble qu'ils sont des mêmes coins avec Farland. Peut être pas exactement du même état mais d'un état voisin.
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Re: [Cycle] Codex Aléra / Jim Butcher

UNREAD_POSTpar Albéric » 28 Sep 2013, 19:06

Brent Weeks je ne le voyais pas comme ça. Pour moi c'est Gemmell + Moorcock. Je ne vois pas d'aspect superhéroique à son univers.

La Voie des ombres était un vrai attrape tout d'où émergent les influences de Gemmell et Moorcock mais pas que !
Ainsi le prologue ressuscite Fritz Leiber et c'est assumé par un clin d’œil éminemment savoureux.
Et on retrouve plein de trucs à la Eddings et à la Feist (décidément, on les retrouve souvent ces 2 là !)

Pas d'aspect superhéroïque ??? :huh:
Kylar est le clone de Peter Parker/ Spiderman.
Les ka'karis qui dotent leurs détenteurs de superpouvoirs proviennent directement du monde des comics.
L'auteur lui-même parle pour son 1er livre d'un roman de ninjas qui doit beaucoup aux héros de mangas.
Les magiciens du Porteur de lumière sont qque part entre les lanterns corps et les ordres jedis.

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Est ce que Butcher aurait pu être leur élève ? Il me semble qu'ils sont des mêmes coins avec Farland. Peut être pas exactement du même état mais d'un état voisin.

David Farland / Dave Wolverton anime des workshop d'écriture à l'université de l'Utah. Parmi ses étudiants :
Stephenie Meyer, Brandon Sanderson, Brandon Mull, Jessica Day George, Eric Flint, James Dashner, Carolyn Greene, John Brown, Day Leclaire... Bref pas mal d'auteurs qui l'ont ultérieurement remercié chaleureusement !
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Re: [Cycle] Codex Aléra / Jim Butcher

UNREAD_POSTpar Fabien Lyraud » 26 Août 2017, 15:46

Bonne nouvelle. La suite est prévue pour début 2018/
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Re: [Cycle] Codex Aléra / Jim Butcher

UNREAD_POSTpar Toon » 26 Août 2017, 20:37

et bien je pensais à tort le cycle fermé :oops:
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Re: [Cycle] Codex Aléra / Jim Butcher

UNREAD_POSTpar Fabien Lyraud » 27 Août 2017, 09:14

En fait Bragelonne avait interrompu la traduction comme pour beaucoup d'autres séries. Mais comme les lectrices de bit lit ont basculé vers la romance et qu'il faut bien renouveler ce que l'on fait en imaginaire, on reprend les séries abandonnées. Maintenant que l'on s'assume comme des grands l'on va voir ce que ça va donner. :)
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Re: [Cycle] Codex Aléra / Jim Butcher

UNREAD_POSTpar Toon » 27 Août 2017, 09:20

haha ils pourraient reprendre Steven Erickson :-)
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Re: [Cycle] Codex Aléra / Jim Butcher

UNREAD_POSTpar Albéric » 29 Nov 2017, 15:37

Toon a écrit:haha ils pourraient reprendre Steven Erickson :-)

ils n'ont pas pour public cible les hardcore readers (qui d'ailleurs passent souvent leur temps à les conchier copieusement)
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Re: [Cycle] Codex Aléra / Jim Butcher

UNREAD_POSTpar Albéric » 06 Déc 2017, 17:27

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Résumé tome 3 : La Furie du Curseur
La corruption menace de détruire le royaume d’Aléra à tout jamais… Assoiffé de pouvoir et de richesse, Kalarus mène la rébellion contre le Premier Duc. En s’alliant avec un féroce ennemi du royaume, il déclare la guerre à Aléra.
Sur les ordres de son oncle, le jeune Tavi infiltre une légion et met en oeuvre ses talents de Curseur et d’espion. Sa mission : réunir des informations sur le traître Kalarus. Il est loin de se douter que cette légion inexpérimentée et mal équipée sera bientôt la seule force qui puisse sauver Aléra d’une ruine certaine.


critique coming soon
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Re: [Cycle] Codex Aléra / Jim Butcher

UNREAD_POSTpar Albéric » 06 Déc 2017, 17:28

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Résumé tome 4 : La Furie du capitaine
Après deux ans de guerre acharnée, Tavi de Calderon et les féroces guerriers canims sont, contre toute attente, obligés de s’allier pour défier la menace qui pèse sur eux.
Mais ce rapprochement n’est pas vu d’un très bon oeil. Et s’il espère forger une entente entre les deux partis, Tavi devra trouver un moyen de surmonter des siècles d’animosité et ainsi commander sa légion au mépris de la loi et des forces alliées et ennemies…
S’il échoue, aucun d’eux n’aura la moindre chance de survivre.


critique coming soon
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Re: [Cycle] Codex Aléra / Jim Butcher

UNREAD_POSTpar Albéric » 06 Déc 2017, 17:33

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Résumé tome 5 : La Furie du Princeps
Désormais reconnu comme le Princeps Gaius Octavien, héritier du trône, Tavi de Calderon est parvenu à conclure une alliance fragile avec ses ennemis, les farouches Canims. Mais lorsque Tavi et ses légions reconduisent les Canims jusqu’à leurs terres, le Princeps découvre que ses pires craintes sont devenues réalité. Les redoutables vordes – ennemies des deux peuples – ravagent depuis trois ans la patrie des Canims. Et lorsque les Aléréens perdent l’accès à leurs vaisseaux, ils se voient obligés de se battre pour survivre aux côtés de leurs anciens adversaires. Depuis un millénaire, Aléra et ses furies ont tenu tête à tous leurs ennemis, repoussé toutes les attaques. Mais cette époque touche à sa fin…



A l'image de la saga Harry Potter, ici les lecteurs grandissent avec le héros : dans les tomes 1 et 2 nous découvrions l'univers du Codex Alera, ses intrigues et ses complotes opposant super-héros et super-vilains, à travers les yeux d'un héros adolescents orphelins sans pouvoir aucun, et les tomes 3 et 4 ce dernier montait en grade pour défendre une société libre, égale, fraternelle et multiculturelle dans un monde autoritaire, inégalitaire, intolérant et mono-culturel, qui entre isolationnisme et impérialisme faisait la part belle au racisme, au suprématisme, au sexisme et à l'esclavagisme (toute ressemblance avec les USA n'étant évidemment aucunement fortuite !). Et dans ce tome 5 commence dans le sang et les larmes la fin de l'âge des hommes !

Avec leurs games of thrones à la con les homines crevarices ont ouvert la Boîte de Pandore avant de dérouler le tapis rouge à la Bête Immonde... Mais n'est-il déjà trop tard pour monter une Grande Alliance contre les forces de l'Axe ? Car c'est tout naturellement que les crevards habituels entre dans le collaborationisme en proposent leurs bons et loyaux à l’envahisseur tout droit sorti de Starship Troopers (mais pas que ^^)
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Le prologue envoie du bois avec un des super-héros se battant sur le Mur d'Hadrien contre les barbares inhumains venus du nord, et des une patrouille d'espions qui découvrent que les Vordes sont de retour et maîtrisent désormais la magie : les hommes viennent de perdre le meilleur et seul atout contre les hordes aliens...

Nous suivons le POV de Tavi, appelé Tavar en Canéa, et Gaius Octavien en Aléra.
Prime Bbcode Spoiler Show Prime Bbcode Spoiler:
Il raccompagne de l'autre côté de la Mare Nostrum ceux qu'il a combattu pendant 3 ans à un contre dix en espérant en apprendre suffisamment pour établir une paix durable entre les peuples, et découvre un continent 5 fois plus grand et 10 fois plus peuplé qu'Aléra : si Aléra a jusqu'ici vaincu ses héréditaires ennemis lupins, c'est parce que les peuples canins divisés et férus d'honneur martial ont attaqué les uns après les autres et jamais tous en même temps...
Mais les super-héros guerriers ou magiciens découvrent un continent à l'agonie : en moins de 3 années les royaumes canims sont tombés les uns après les autres face aux Vordes, et sur les hauts plateaux de Shuar le chef de guerre Gradash livre le baroud d'honneur de tout un peuple (quitte à utiliser les réfugiés parqués dans des camps de concentration comme ressources humaines pour les sorciers et les nécromants)... Au lieu d'abandonner tout le monde à son triste sort comme le feraient nos bons crevards IRL, Tavi se donne comme mission de sauver ceux qui peuvent encore l'être contre l'avis de la majorité des intéressés, et il est prêt à donner sa propre vie pour sauver le plus de vies possible car jusqu'au bout il reste persuadé qu'il n'y a pas de meilleure manière de vaincre un ennemi que de s'en faire en ami (refrain bien connu des connaisseurs de David Gemmell ^^). Pour ne rien gâcher, il y a tout un passage « je sais que tu sais que je sais que tu sais » où comme dans le film Push de Paul McGuigan dans lequel Tavi contourne les liseurs d'âmes vordes (là encore remember David Gemmell), en utilisant le pouvoir magique de la plume et du papier !

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Nous suivons le POV d'Isana,
Prime Bbcode Spoiler Show Prime Bbcode Spoiler:
missionné par le leader du monde libre pour mettre fin à la séculaire guerre du nord entre les Alerans et les Hommes des glaces... Chefs de guerre et chefs de paix des deux camps se rencontrent sous la médiation du marat Doroaga, mais que faire contre des siècles de haine ? Et que faire quand le principal acteur du conflit, le Haut Duc Antillar Raucus est en conflit avec lui-même ? Isana la veuve de son défunt ami Gaius Septimus va devoir au péril de sa vie découvrir ce qu'il s'est passé une génération plus tôt et lever le voile sur l'assassinat de son époux après tant d'années à l'avoir pleuré...

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Nous suivons le POV d'Amara,
Prime Bbcode Spoiler Show Prime Bbcode Spoiler:
missionnée par le leader du monde libre pour s'infiltrer au-delà des lignes ennemies pour découvrir le pourquoi du comment de la maîtrise de la magie par les Vordes. Et entre collaborateurs et esclaves, elle retrouvent de vieilles connaissances tels Rook, Kalarus Brencis ou Dame Invidia Aquitaine décidément plus que jamais super-vilaine... (par rapport à son épouse Bernard ressemble plus que jamais à un homme au foyer ^^)

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Nous suivons enfin le POV d'Ehren, fidèle parmi les fidèles, et avec lui nous suivons les derniers jours du Haut Duc Gaüs Sextus meurtri dans sa âme et dans sa chair qui puise dans ses dernières forces pour offrir à son héritier et à son peuple une petite chance de victoire. Nous assistons à la chute de la civilisation alerane : l’infestation de Kalare, la Bataille de Cérès, l'invasion du Val d'Amaranthe, la longue marche vers la capitale et le siège d'Alera Imperia... C'est epicness to the max et certains profitent de l'apocalypse pour régler leurs comptes ou profiter de la situation : hominus crevaricus un jour, hominus crevaricus toujours !

Tavi quitte brisé un monde détruit soumis au règne des Vordes... Va-t-il se relever de découvrir une autre monde détruit soumis au règne des Vordes ? Parmi les fléaux libérés de Boîte de Pandore, il reste toujours l'Espoir certes, mais comment celui qui l'incarne va-t-il le retrouver ??? Mais il n'a pas le choix : il doit réussir là où son père et son grand-père ont échoué, et cela sera la victoire ou la mort ! To Be Continued pour le sixième et dernier tome d'une saga fantasy qui n'aura jamais déçu ses lecteurs donc rdv en mars 2018 pour le décompte final :


Mais je suis pas un fanboy aveugle, et je suis obligé de signaler 2,5 trucs qui tirent l'ensemble vers le bas :
- après pas mal de bouquins pour hardcore readers, cela m'a fait un bien fou de retrouver le plaisir de la ligne droite propre aux livres pour easy readers, mais force est de constater que le style est simple voir simpliste et que tout aurait gagné en puissance avec un style moins basique (style basique propre à la fantasy américaine privilégié par les éditeurs français en manque d'imagination, donc contrairement aux inquisiteurs culturels et aux commissaire littéraires je ne vais pas enfoncer un cycle plus qu'un autre puisqu'ils sortent tous du même moule)
- depuis le début, il y a un petit BDSM racoleur centré comme par hasard sur les personnages féminins, mais comme dans ce tome on laisse tranquille Isana toutes les scènes chaudes sont dévolues à Amara. l'auteur est fidèle à ses personnages donc aux lecteurs qui les ont apprécies, mais le déséquilibre des POVs commencent sérieusement à se voir...
- la grande bataille finale est raconté sur le ton de la chronique... C'est frustrant, mais il fallait bien que l'auteur en garde sous le coude pour le grand final du tome suivant, et puis ce n'était pas comme si le quotas de scènes d'action n'avait pas été atteint hein ^^

Toute la série repose sur le concept de furies, équivalent des érinyes grecques : comment s'appelle les trois Arches de Noé qui ramènent les derniers espoirs du monde libre à Alera ? Mégère (Μέγαιρα / Mégaira, « la Haine »), Tisiphone (Τισιφόνη / Tisiphónê, « la Vengeance »), Alecto (Ἀληκτώ / Alêktố, « l'Implacable »)...
Oh oui, ça va chier pour les bad guys dans l’ultime tome de cette coolissime saga high fantasy ^^
(et cela fait aussi plaisir de retrouver à la traduction Louise Malagoli qui se coule parfaitement dans le travail réalisé auparavant)
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Re: [Cycle] Codex Aléra / Jim Butcher

UNREAD_POSTpar Z3D » 07 Déc 2017, 14:40

Personnellement, je n'ai pas réussi à aller au delà du tome 2. J'avais bien aimé le premier mais sans plus. Pendant la lecture du second tome j'ai eu l'impression de lire un livre pour enfant. J'avais vraiment l'impression que quoiqu'il allait se passer, rien n'aurait de conséquence. Je ne sentais pas une réelle pression sur les personnages. J'aurais pu poursuivre ma lecture si j'avais eu un peu d'empathie pour les personnages mais ce n'était pas le cas.
Histoire sans "conséquences" et non empathie pour les personnages m'ont fait abandonner le cycle. Ai-je eu raison d'abandonner? je ne le saurais sans doute jamais.
http://www.babelio.com/monprofil.php?id_user=14740

Lecture en cours:
The Stormlight Archive, tome 3: Oathbringer - Sanderson
Nouvelles tome 1: 1947 - 1953 - Dick
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Re: [Cycle] Codex Aléra / Jim Butcher

UNREAD_POSTpar Albéric » 07 Déc 2017, 19:07

Z3D a écrit:Personnellement, je n'ai pas réussi à aller au delà du tome 2. J'avais bien aimé le premier mais sans plus. Pendant la lecture du second tome j'ai eu l'impression de lire un livre pour enfant. J'avais vraiment l'impression que quoiqu'il allait se passer, rien n'aurait de conséquence. Je ne sentais pas une réelle pression sur les personnages. J'aurais pu poursuivre ma lecture si j'avais eu un peu d'empathie pour les personnages mais ce n'était pas le cas.
Histoire sans "conséquences" et non empathie pour les personnages m'ont fait abandonner le cycle. Ai-je eu raison d'abandonner? je ne le saurais sans doute jamais.

moi je le sais : tu n'est pas un easy reader donc cela n'aurait pas fonctionné avec toi... n'empêche qu'avec la Guerre de Sécession, les héritiers de Spartacus, l'invasion canim, et les conflits de loyauté pour raisons idéalistes et/ou idéologiques les thématiques des tomes 3 et 4 étaient plus mâtures : comme dans Harry Potter, les lecteurs sont censé grandir avec le personnage principal
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