Arsenia - [KANDRA]

Si vous voulez présenter au forum un projet en rapport avec les mondes de l'imaginaire, c'est ici.
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Arsenia
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Arsenia - [KANDRA]

Message non lu par Arsenia » 23 mars 2015, 21:38

Bonjour tout le monde :)

Alors voila je vais vous présenter ici mon gros bébé qui a pour nom "EL KANDRA"

Image

Un petit résumé

Visary, 10 ans après la chute de l'empire. Sthéphan et Héra, deux orphelins d'une vingtaine d'années mendiant pour survivre, connaissent des déboires dans leur ville, soi-disant natale. Mais en rencontrant une jeune femme intrigante, du nom de Karma, qui dit les connaître, leur existence toute entière va être remise en question. Ils vont bien vite comprendre que leur avenir est aussi flou que leur passé et que certains devoirs leur incombent, alors qu'ils ne connaissent rien de la vie qui les attend.

Au-dessus d'eux, une régence manipulée par un homme influent depuis la chute de l'empire, tente de renverser la tendance. C'était sans compter la perfidie du Grand Intendant, dont les sombres desseins compromettent toute la politique dressée pour éviter l'anarchie.



Pour la petite histoire, c'est un projet que j'ai créé il y a 8 ans. Depuis 8 ans l'histoire a changé de nombreuses fois de but, de sens et les personnages ont eux aussi beaucoup évolué pour devenir ce qu'ils sont aujourd'hui.
C'est une histoire centrée autour d'un héritage ancestral, renfermant l'esprit d'une créature unique, divine et dévastatrice ainsi qu'une histoire de famille et de rapport de force entre différentes personne à l'esprit vif et aux pouvoirs psychiques immenses.


Pour les gens qui seraient intéressés, j'ai lancé une campagne Ulule afin de voir ce projet être édité, d'abord en petite quantité afin de "jauger" ce que je pourrais en tirer, si ce projet plait etc... donc voila si vous êtes intrigués de découvrir mon univers, je vous invite à visiter ma page Ulule :)

http://fr.ulule.com/kandratome1-artbook/

Un extrait du roman est posté sur cette page, dans la rubrique "news" :)

Merci à tous pour votre attention et votre lecture ;)

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Gregor
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Re: Arsenia - [KANDRA]

Message non lu par Gregor » 24 mars 2015, 08:57

Hé bien voilà un projet bien ficelé, je te souhaite de réussir (ça à l'air bien parti)

je vois que tu dessines fort joliment en plus, chapeau :wink:

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Darkstar
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Re: Arsenia - [KANDRA]

Message non lu par Darkstar » 24 mars 2015, 10:31

Wahou. projet abouti et jolis dessins !

Dis voir, tu ne réaliserai pas des commandes (en dessin j'entends) pour des rôlistes à tout hasard ?
Si tu préfères en discuter par MP, n'hésite pas !
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Re: Arsenia - [KANDRA]

Message non lu par Arsenia » 24 mars 2015, 18:14

Merci Gregor et Darkstar =)
Oui j'aime beaucoup dessiner en rapport à mon scénario en fait quand je n'ai pas l'inspiration pour écrire j'en profite pour dessiner et avancer quelques Bandes dessinées annexes, pour ne pas perdre le fil =)

Darkstar, je réalise en effet des commande, je viens de t'envoyer un MP pour qu'on puisse en discuter plus en profondeur ^^

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Re: Arsenia - [KANDRA]

Message non lu par Arsenia » 30 mars 2015, 09:56

Désolée pour le double post ^^

Il reste à présent 10 jours pour m'aider à sortir mon roman si cela vous intéresse ;)

Voici un petit extrait du prologue, histoire de présenter quelque chose ;)
Visary , 3 siècles après la défaite de cette créature immonde et dévastatrice que les anciens nommèrent Kandra.
« Cette terre, abritant les paisibles races Eyens, Nekks et Liioux, était prospère et chaque race parvenait à y trouver son compte sans qu’une quelconque cupidité ne vienne altérer leur bon terme. C’était un pays regorgeant de ressources, et l’altruisme et l’entraide furent des qualités que les trois races primaires parvenaient à partager. Se nourrissant essentiellement de ce que la terre leur offrait, très peu de créatures, considérées comme des dons des Dieux, étaient sacrifiées pour servir de nourriture.
Ces trois ethnies jouissaient d’une énergie surnaturelle et de cultures riches et variées, à tel point que régulièrement, les chefs de clans se retrouvaient pour échanger leurs découvertes.
Un jour, où l’Astre se cachait parmi les nuages épais immaculés, symbole de mauvais présage, un jeune Eyen sortit de sa chaumière pour rendre visite à un ami Liiou. En chemin, il croisa une personne, particulièrement hostile envers lui, ne parlant visiblement pas le même langage. Tout les rapprochait et pourtant ils furent dans l’incapacité de se comprendre. L’étranger, au regard sombre et venimeux, s’empara du petit sac que le jeune Eyen avait préparé pour sa visite à son ami et s’enfuit, sans demander son reste. Le pauvre garçon, se retrouvant soudainement dépouillé, partit en quête, bien décidé à retrouver la trace de ce malotru qui lui déroba son bien. En suivant le chemin que l’étranger aurait pris, il tomba sur une armée d’étrangers, tous vêtus d’une étrange manière. Des vêtements sophistiqués en matières inconnues. Prenant peur face à ce surnombre d’étrangers, tous aussi hostiles à en juger l’état de leur campement, où des armes insolites au long canon cuivré muni d’une gâchette bloquaient même l’entrée de leur quartier, il prit ses jambes à son couet s’en alla quérir l’aide du Sage de son village. Que pouvaient-ils faire face à un tel surnombre d’étranger dont tout leur était inconnu, eux, créatures pacifistes ? Le sage du village prit vite conscience du danger qui guettait la paisible communauté des Eyens mais également le risque pour les autres ethnies, qui ne furent pour l’heure pas encore au courant de l’attaque qui se préparait, car armés de la sorte, il ne pouvait s’agir que d’une seule chose ; la colonisation. »
L’enfant observa son père avec insistance, serrant ses draps entre ses petites mains froides. Cependant, il se faisait tard. Le petit garçon se leva de sa couche et sauta sur le matelas en tirant la manche de son père, qui rit de l’attitude surexcitée de son enfant. Il le força à se recoucher.
¬— Mais il s’est passé quoi après ? demanda l’enfant.
Vidia leva les yeux au ciel et, glissant le petit garçon sous ses draps, il poursuivit son petit récit.
— Les Colonisateurs se faisaient appeler« Humain ». Et lorsque les Eyens tentèrent de négocier avec eux pour qu’un partage équitable se fasse entre les quatre ethnies, les Humains refusèrent. Un quart seulement du continent ne semblait pas leur suffire. Les Liioux, bien que fortement attachés à leur terre natale, décidèrent d’émigrer vers les continents reculés, jusqu’alors très peu visités. Les Nekks ne tardèrent à faire la même chose, et finalement il ne resta plus sur Visary que les Eyens face aux Humains. Mais il ne faut pas penser que les Humains sont les seuls à blâmer. Nous ne connaissions rien d’eux, nous ignorions tout de leur habitat d’origine, et peut être vécurent-ils ainsi dans leur précédente habitation ? Ils ne voulaient cependant pas partager. Les Eyens étaient, pour eux, des êtres inférieurs et comme ils ne connaissaient pas bien cette race, ils décidèrent de gouverner en inspirant la peur. Et nombre d’Eyens, de crainte de se voir retirer tous leurs privilèges, se plièrent aux conditions Humaines.
— Mais … Pourquoi ? C’est faible ! Et nous ne sommes pas faibles, n’est-ce pas, Père ?
Vidia sourit de la naïveté de son enfant, déjà très perspicace mais toujours si candide.
— Tu as raison, mon petit Mevora. Mais crois-moi, quand tu seras un adulte et qu’il sera de ton devoir de prendre les responsabilités d’un chef, tu comprendras l’utilité qu’ont eu les nôtres à se plier au bon vouloir des Humains. Car aujourd’hui, nous connaissons leurs faiblesses, nous connaissons leur mode de fonctionnement et leurs méthodes, nous comprenons leur langue, alors qu’eux ne connaissent pas la nôtre. Ils ont dévoilé toutes leurs ressources sans qu’aucun de nous n’ait eu à leur montrer de quoi nous étions capables. Ils ignorent tout de nous, de l’espèce, de l’affiliation que nous avons avec les autres ethnies. Et nous avons une chose qu’ils ne pourraient que rêver d’avoir.
— La magie ? s’enquit le petit Mevora, un large sourire aux lèvres.
Vidia caressa la tête de son fils en riant.
— Oui, fils. La magie. Allez, dors, maintenant.
Il déposa un baiser sur le front de Mevora et sortit de la chambre d’enfant, laissant son héritier ruminer toutes ces histoires, en espérant qu’un beau jour, il puisse à son tour redresser les Eyens.

Les batailles s’enchainaient depuis des décennies. Et finalement, l’époque où les Humains prenaient le dessus commençait à être révolue. La guerre faisait rage et il était difficile pour eux de dénombrer les pertes humaines. Les armées Eyens, bien que ridiculement pauvres en hommes, surpassaient tous les escadrons des Humains. Il aurait été aisé pour cette race, apparemment supérieure, de détruire leurs effectifs, sans fournir le moindre effort physique. Un phénomène mystique, une aide divine, une connaissance ultime de cet environnement ? Quel que soit leur secret, ils étaient en bonne voie pour vaincre, une fois encore.
Armes à feu, lances roquettes et canons, appareils de localisation sophistiqués placés sous des tentes protégées par des sentinelles robotisées ; rien ne faisait le poids face aux armes blanches et à l’extraordinaire résistance physique des Eyens. Ils semblaient aptes à brouiller tous les champs magnétiques, déréglant totalement leur technologie de pointe.
Après plusieurs jours, ils étaient à bout. Leurs bataillons ne tenaient qu’à une poignée d’hommes, les plus résistants, les plus braves, les plus vifs. Mais au bout du dixième jour, le général commençait à flancher. Sa lourde tête posée sur ses papiers, il sursauta en entendant l’alarme retentir. Une seule chose pouvait déclencher cette alarme ; l’annonce d’un repli ou celle d’une trêve. Même si le repli était tout bonnement utopique, le général se sentait malgré tout soulagé d’entendre cette sirène salvatrice. Il sortit de sa tente et croisa plusieurs hommes qui faisaient marche arrière. Un jeune lieutenant se présenta à lui, blême.
— Il… Il veut vous parler, mon général.
Il haussa les sourcils, remit son col en place en déglutissant.
— Très bien, qu’il vienne.
Entre les tentes, l’étalon ébène avançait au pas et renâclait à la vue des soldats, tenus droits, leurs armes pointées vers le ciel. Une dizaine d’hommes à pied, masqués, accompagnaient le cavalier, enroulé dans une longue cape de velours verte. Des masques noirs, dessinés de visages épouvantés et tristes, dissimulaient leurs figures. Ils tenaient des arbalètes, des épées et des arcs, attirail qui aurait prêté à rire face à ces armes qui crachaient le feu et le chaos.
Le cheval s’arrêta devant le général, posté fièrement devant sa tente, son képi ôté, la main sur le cœur. Il inclina la tête lorsque le cavalier descendit de sa monture et ôta son casque. Ses yeux, d’un vert intense inhumain, se plantèrent dans le regard franc du général qui, malgré ce qu’il laissait paraître, se sentit effroyablement petit et vulnérable face à l’empereur Mevora Hidogi Ratsu. L’empereur lança son casque à l’un de ses gardes et défit sa cape qui tomba lourdement au sol. La main posée sur le pommeau de son épée de légende, il désangla sa ceinture. Le sergent-chef réceptionna l’épée avec difficulté. Elle pesait tellement lourd qu’il ne pourrait rien en faire. Mevora entra sous la tente, faisant un bref signe à ses hommes, leur intimant de rester en dehors. Le général ne tarda à suivre.
— Je viens vous proposer un marché, déclara posément Mevora en posant un parchemin roulé sur la table. Considérez le sérieusement, Général Haytli.
Le général saisit le document et le lut avec grande attention. C’était une sorte de pacte. Il examina un moment cette proposition et replia le parchemin.
— J’ignore comment vous avez réussi à cacher la vérité à des millions de gens en leur faisant croire que les Eyens n’étaient qu’un groupe de marginaux qui s’amusaient avec des armes en bois, ou comment vous avez pu cacher tout un gouvernement, déclara calmement Mevora. En soi ça n’était pas si mal ficelé et je peux comprendre votre besoin d’étouffer l’existence d’autres êtres, de plus supérieurs à votre race. Mais vous n’aviez en aucun cas le droit de nous effacer. Vous, Humains, êtes arrivés bien après nous et nous avons tout autant le droit que vous de posséder cette terre.
— Ce sont les Eyens eux-mêmes qui ont cherché à réduire au silence nos anciens concernant leur existence. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé et je m’en fiche. Pourquoi avoir cherché à détruire ce qu’il restait de ce savoir ? Pour vous… protéger je suppose ?
Mevora esquissa un sourire. Il tendit simplement la main. Une malle de métal, semblant lourde, se mit à léviter comme par enchantement, à tournoyer et se fracassa contre l’un des piliers de la tente qui manqua de choir. Le général sursauta et dévisagea Mevora qui referma sa main avec lenteur et provocation.
— Je commence à connaître votre race, Général Haytli. Ce que vous ne connaissez pas vous effraie et vous avez donc ce besoin de détruire ce que vous ne comprenez pas… au lieu d’en apprendre plus. Qu’aurions-nous pu faire, si ce n’est nous propulser face à une mort certaine en vous dévoilant notre vraie nature ?
Le général passa une main discrète sous la table et caressa la crosse d’un révolver. Il la chargea délicatement, sans un bruit.
— Le fait d’étouffer l’affaire était de notre gré, poursuivit Mevora, lorsque nous avons compris que votre but n’était pas de nous éradiquer mais de nous réduire en esclavage. Le simple fait de voir notre peuple se plier à la sainte volonté d’étrangers venus ici dans l’unique but de détruire tout ce qui existait n’était pas une destinée qui nous enchantait. Or nous avons tout de même ployé devant vous dans l’unique but d’un jour prochain pouvoir vous poser un ultimatum. Mais j’ose espérer que nous n’en arriverons pas là. Donc pour commencer, vous allez immédiatement lâcher ce révolver, car à part vous mettre dans une situation plus périlleuse encore, vous ne gagnerez rien avec une telle arme face à moi.
Le révolver glissa de la main du général et se retrouva dans celle de Mevora qui, avec toujours autant de flegme, posa l’arme sur la table devant lui. Haytli déglutit et posa cette main tremblante sur son genou. Il connaissait parfaitement la force des Eyens pour l’avoir vue et subie, tenter une attaque contre leur leader serait pur suicide.
— Je vous propose donc, un marché, déclara posément Mevora, et je vous conseille d’y réfléchir judicieusement.
— Quel est donc… ce marché ? demanda le général, s’effaçant, malgré sa fierté, devant l’imposante aura de l’empereur.
— Sur le contrat il est stipulé que vous vous engagez à signer un pacte de paix avec notre peuple. Mais ça n’est pas sans compromis. Je vous propose donc un cessez le feu. Nous nous retirons et offrons le financement nécessaire afin de réparer les dommages matériels et humains. En échange, nous aurons notre mot à dire lors des grandes décisions et vous nous offrez l’accès à votre technologie. Nous vous fournirons des informations précieuses sur notre fonctionnement, notre mode de vie, nos cultures et religions.
— Et… pour vous ? Que devons-nous faire ou dire sur vous ?
— Si vous refusez de dévoiler qui nous sommes au commun des mortels, alors soit, vous trouverez un arrangement pour que votre peuple ne se doute de rien. Nous n’aurons à faire qu’à vos dirigeants et leader. Mais vous avez tout intérêt à accepter le mélange de nos cultures communes, pour le bien de tous. Car l’empire ne tombera pas face à un peuple incapable de prendre ses responsabilités dont l’unique but est de détruire et non de construire.

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