Tome 7 : Saisons Funestes

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Dark horse
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Tome 7 : Saisons Funestes

Message non lu par Dark horse » 02 sept. 2016, 22:54

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Rappelons-nous... Dejagore, Tisse-Ombre, Madame, Narayan Singh... Rappelons-nous la disparition de Toubib, la défaite de la Compagnie Noire contre l'armée de Tisse-Ombre. Tous ces corbeaux espiègles se posant sur les branches fragiles de l'instant. Toute cette funeste destinée si imprévisible, portée par les vents froids de ces colonnes de pierre méridionales aux allures de vestiges oubliés.

Murgen a tenté l'impossible, abandonnant le vieux et le si cher étendard. En vain. Il se retrouve coincé à Dejagore avec Mogaba et ses Nars. Plusieurs ethnies s'y cantonnent. Il y a le peuple local, c'est à dire les Jaicuris (Dejagore, anciennement Couve-tempête, anciennement Jaicur), les Tagliens (pour la plupart venant de l'armée de Toubib) et les Nyueng Bao, une minorité de passage.

Les conditions de vie sont rudes alors que Murgen, épaulé de Qu'un-Œil et Gobelin, se tape l'embrouille avec un Mogaba de plus en plus despote.
Les troupes de Tisse harcèlent constamment la citadelle et Murgen fait de son mieux pour diriger le noyau restant de la Compagnie ; pendant que Qu'un-Œil et Gobelin, fidèles à eux-mêmes, abreuvent les troupes d'une brassée improvisée (non sans y trouver leur compte), tout en filant un coup de pouce quand cela est nécessaire et que les choses se corsent.
L'alliance avec Mogaba est fragile. Les deux partis, la Compagnie et les Nars, se regardent en chiens de faïence et la cohabitation tient seulement au fait que ni l'un ni l'autre ne veut clamser avant que l'un des deux ne soit sorti de la citadelle les deux pieds devant.

Murgen se dépatouille, petit à petit il tisse des liens avec les neutres Nyueng Bao, qui eux ne se sentent pas concernés par la bataille avec les Maître d'Ombres. Dire qu'ils préfèrent boire leur thé plutôt que de lever le moindre petit doigt n'est même pas un euphémisme...
Au dehors, les choses évoluent jusqu'à pénétrer sinueusement dans les dédales de Dejagore. Le temps de la cohabitation semble désormais finit et les alliances précaires se noient dans un marasme hésitant...


Malgré tout, le destin sait se montrer plus trompeur que la réalité. Il se joue de l'espace, du temps, des frontières... Il est comme un capitaine de vaisseau tellement obnubilé par son but qu'il en perd la raison jusqu'à dériver dans des contrées inconnues, pour revenir au point de départ, puis repartir à nouveau et se perdre encore dans un horizon incertain.

Quelque chose m'avait agrippé. J'étais entraîné avec une telle vigueur qu'il n'était pas question de me débattre. Je ne savais plus qui j'étais ni où je me trouvais. Je savais seulement que je dormais et que je refusais de me réveiller.
Un éclatant diamant de lumière montait du camp de l'Ombre. Il a grandi lentement. Un noyau d'obscurité trouait son centre. De ce nombril noir sortait une obscurité palpitante qui se ramifiait en tous sens comme un vaste filet.
"La baleine de vent a effectué son approche et s'est arrimée en enroulant ses tentacules autour d'arbres et de rochers. Sa présence dans les airs décontenançait tout le monde dans le camp. J'aime bien ce mot, « décontenancer ». C'est une façon délicate de dire qu'ils chiaient dans leur bénard."

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