De ReMix à NéoAddix / Jon Courtenay Grimwood

Pour ceux qui lisent aussi de la science-fiction, ce forum est pour vous. Retrouvez-y les sujets abordant les grands classiques de la SF écrits par Philip K. Dick, Frank Herbert, Richard Matheson, Ray Bradbury, Dan Simmons, Pierre Bordage, Andreas Eschbach, René Barjavel, Norman Spinrad...
Albéric
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De ReMix à NéoAddix / Jon Courtenay Grimwood

Message non lu par Albéric » 17 août 2013, 15:01

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Résumé de RougeRobe : 3e roman d'un non-cycle cyberpunk uchronique
L'ex-tueur à gages Axl Borja a accepté de faire un dernier coup. Le seul problème, c'est qu'il ne l'a pas encore dit à son flingue.
Son Eminence le cardinal Santo Ducque verra ses ambitions politiques ruinées s'il ne parvient pas à récupérer les milliards du Vatican qui ont disparu.
Mai, une prostituée mineure japonaise kidnappée, est retenue en otage sur la station orbitale Samsara, où les Nations unies se débarrassent des réfugiés de l'Europe en guerre.
Trois personnes prêtes à tout pour obtenir ce qu'elles veulent, quel qu'en soit le prix. A tel point que leur rencontre pourrait bien changer le monde...
1er chapitre :
un jésuite psionique agent secret
une esclave sexuelle adolescente
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et la résurrection de la papesse Jeanne ?

Le cyberpunk uchronique de l'auteur est superfun avec le IIIe Empire Français et le IVe Reich allemand.
Je suppute que les svenneries ne vont pas tarder à commencer... Ah tiens un flingue intelligent déjà !
(on est dans les joyeux délires tarentiniens : on aime ou on n'aime pas et cela fait vomir les bobos intellos)
Modifié en dernier par Albéric le 01 oct. 2014, 17:20, modifié 4 fois.
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Re: Jon Courtenay Grimwood : les différents romans

Message non lu par Albéric » 17 août 2013, 18:24

désolé pour le double post enthousiaste... :wink:
Page 70 :
La papesse lesbienne qui se la joue Robin des Bois numérique…
Borgia le tueur à gage sauvé à 94% par le public de l’émission d’Ange ou Salaud ? après avoir massacré un cadre supérieur pédophile…
La station orbitale gérée par une IA bouddhiste…
Les rails de cocaïne piégés aux nanites tueuses…
Le Colt Linux qui se la joue épée de BG2…
Mais où va-t-il chercher tout cela ? :punk:
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Et le grand méchant est… le FMI, bras armé des mégacorpos ! (comme IRL)


Entre Gibson et Audiard un bon gros délire tarentinien cyberpunk ! :ymca:
Nominé livre SF de l'année en Angleterre, mais jugé bon pour le pilori par les bobos intellos sfeux français.
(et après on s'étonne de la longue agonie de la SF en France, pourtant le diagnostic est tout trouvé...)
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Re: Jon Courtenay Grimwood : les différents romans

Message non lu par Fabien Lyraud » 17 août 2013, 19:21

Nominé livre SF de l'année en Angleterre, mais jugé bon pour le pilori par les bobos intellos sfeux français.
Une certaine revue qui n'hésite pas à cultiver une image machiste et misogyne (mais bons tout va bien ils sont de gauche), qui a un ton potache, mais dont la plupart des étudiants ne voudraient pas. Que ces gens là fassent la pluie et le beau temps m'énervent profondément.

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Re: Jon Courtenay Grimwood : les différents romans

Message non lu par Albéric » 17 août 2013, 21:34

Fabien Lyraud a écrit :
Nominé livre SF de l'année en Angleterre, mais jugé bon pour le pilori par les bobos intellos sfeux français.
Une certaine revue qui n'hésite pas à cultiver une image machiste et misogyne (mais bons tout va bien ils sont de gauche), qui a un ton potache, mais dont la plupart des étudiants ne voudraient pas. Que ces gens là fassent la pluie et le beau temps m'énervent profondément.
Pour rappel : bobos = vieux réacs intolérants persuadés d'être jeunes, branchouilles et ouverts d'esprit. :php34r:
Je ne cache pas que je sabrerai le champagne le jour où on annoncera la mort de Bifrost... :barbare:
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Re: Jon Courtenay Grimwood : les différents romans

Message non lu par Albéric » 19 août 2013, 15:05

Les paradis fiscaux orbitaux panaméens.
Les hôtesses de l’air relookées en fées bioélectroniques de 20 cm pour tenir dans l'accoudoir des sièges.
Les banques islamiques et les organismes de charité chrétiens qui se livrent une cyberguerre économique.
Les OPA hostiles œcuméniques.
...
Mais où va-il chercher tout cela ?
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Re: Jon Courtenay Grimwood : les différents romans

Message non lu par tam-tam » 20 août 2013, 15:37

Maintenant on évite de faire des sujets par auteur Albéric. Ca devient vite confus.
Ca ne t'embête pas de renommer le sujet stp? :wink:

Rien ne t'empèche de faire un sujet par cycle/bouquin par contre.
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Le bonheur, c'est simple comme un coup de feu - David Gunn
Nous sommes faits de l'étoffe dont sont tissés les vents - Alain Damasio
C'est seulement quand on a tout perdu qu'on est libre de faire tout ce que l'on veut - Chuck Palahniuk

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Re: Jon Courtenay Grimwood : les différents romans

Message non lu par Albéric » 20 août 2013, 16:10

tam-tam a écrit :Maintenant on évite de faire des sujets par auteur Albéric. Ca devient vite confus.
Ca ne t'embête pas de renommer le sujet stp? :wink:

Rien ne t’empêche de faire un sujet par cycle/bouquin par contre.
Ce livre fait partie d'un (non-)cycle de 4 tomes qui n'a pas de nom...
J'ai officié ainsi car il a écrit 4 romans cyberpunk uchroniques dans le même univers (ainsi le livre le plus vendu dans RougeRobe est Le Dragon de Lucifer, 2e ouvrage de l'auteur consacré à cet univers où la France agagné en 1870, où le IIe Empire ne sait jamais effondré et où l'Allemagne ne s'est jamais unifiée).
Ils ne constituent pas un cycle pour autant : on est donc le cul entre 2 chaises
Il va de soit pour ses vrais cycles et ses vrais one-shot, des sujets dédiés seront ouverts.

spéciale dédicace tam-tam
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PS: au fait tu as reconnu "David Gunn" ?
Modifié en dernier par Albéric le 25 août 2013, 14:23, modifié 1 fois.
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Re: Jon Courtenay Grimwood : de néoAddix à Remix

Message non lu par tam-tam » 23 août 2013, 07:58

Heu...ben non en fait, j'avais pas fait le rapprochement.
Mais je te crois sur parole. Et en fouinant un peu sur le net tout se tient!
Aucune photo de David Gunn (extrêmement bizzare pour un écrivain). Grimwood a un trou de 5 ans dans sa bibliographie qui correspond pile-poil avec les dates d'écriture des Aux'.
Bien joué Albéric!
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Re: Jon Courtenay Grimwood : de reMix à néoAddix

Message non lu par Albéric » 23 août 2013, 13:40

tam-tam a écrit :Bien joué Albéric!
C'est le flingue psychopathe qui m'a mis la puce à l'oreille... :whistle: :smoke2:


Concernant RougeRobe :

Après une mise en place survitaminée, je suis resté sur ma faim faute d’action sur Samsara.


Durant la mise en place quelque part entre Quentin Tarentino et Robert Rodriguez (je m’attendais à voir débouler Machete à tout moment) nous suivons les déboires judicaires d’Axl Borja, les déboires financiers du Cardinal Santo Ducque, tandis que le père Sylvestre amène Mai à Samsara et que le Colt Linux est en cavale…

La 2e partie est plus calme : le récit se pose, le rythme ralentit et on peut s’immerger dans l’ambiance miséreuse d’un Tibet orbital géré par un dalaï-lama opportuniste et une IA bouddhiste.
La manière dont Axl parvient à retrouver l’objet de sa mission est vraiment un peu forcée.
Mais la rencontre avec momaDef et Defmoma (doit on lire death ?) est bien marrante.

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La 3e partie est une partie de cache-cache et de poker menteur entre Axl, Kate et Emilio accompagné de ses bidasses onusiens sociopathes.
Les péripéties sont un peu plan-plan ou un peu foutraque si on ne comprenait pas rapidement que le premier qui dégaine est mort car ils sont tous sous la surveillance d’un Tsongkhapa pacifiste qui les écraserait à la 1ère incartade. Mais comme Axl est un junkie avec des sentiments, les svenneries débarquent tôt ou tard…

Le concept de la carte son cérébrale qui compose la bande-sonore de votre propre vie tombe un peu à plat (sauf à la fin où…), comme celui des implants oculaires modulable à volonté.
Le flingue a une crise existentielle et passe de John Wayne viril à Richard Gere humaniste.
Bref il victime du karma et se réincarne en Rinpoche : c’est assez WTF !
Mais je pardonne à l’auteur car il nous offre la rencontre émouvante entre 2 paumés évadés des Oiseaux se cachent pour mourir
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La relation entre Axl l’amant bisexuel secret du cardinal et Kate l’amante bisexuelle secrète de la papesse est assez touchante.

Oui il y a des scènes de cul, mais là où chez Morgan elles ne servent aux personnages qu’à tirer leur coup, chez Grimwood elle servent souvent à effleurer l’intimité des personnages.

Le gros problème c’est qu’on sent des lacunes récurrentes dans la narration.
D’un côté des éléments sont spoilés très tôt dans le roman, d’un autre côté des éléments ne sont accessibles que très tard dans le roman, du coup on reste dans le flou artistique pendant pas mal de temps sans parler de trucs mal fagotés qui sentent presque les coupes au montage.
Les résurgences mémorielles permettent de recomposer le passé d’Axl et de la papesse Jeanne.
Cette dernière a divisé l’humanité entre ceux qui veulent la canoniser et ceux qui veulent la condamner pour crimes financiers et crimes contre l’humanité.
Quant à Axl, il passe du statut de cyberjunxie cinglé à celui de FAB condamné à une VDM.
Toutes ses addictions n’existent que pour oublier la vacuité de son existence et son immense désespérance :
j’ai vraiment eu pitié pour lui. :cry:

Pourquoi Axl n’obéit-il pas aux ordres ?
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Parce qu’il a pitié de Kate qui comme lui est prisonnière de sa VDM.
Parce qu’il a pitié de Mai qui comme lui est en train de sombrer dans la folie
Parce qu’il a pitié des mânes de la papesse Jeanne qui a vraiment voulu améliorer le monde
Mais qui l’a fait assassiner ?
l’UnitedVatican pour continuer à faire du business
les Etats-Unis pour avoir mis le bordel avec sa croisade des enfants
l’Impératrice Maximilia pour avoir mis le bordel avec une énième révolution socialiste
le Triumvirat pour avoir apporter une lueur d’espoir à une humanité mise en coupe réglée


Et on ne sait pas vraiment quel est l’objectif du Richelieu « mexicain » qu’est le Cardinal :
(Car au final les commandos des Nations-Unies ne sont là que pour court-circuiter ses plans)
SpoilerAfficher
- veut-il récupérer le Grisby avant que les crevards du FMI ne fassent main basse sur l’Italie ?
(parce vu que qu’en a fait la papesse Jeanne des Bois, il peut toujours aller se brosser)
- veut-il trouver le Père Sylvestre ou la secrétaire Kate Mercadores pour avoir un bouc émissaire et sauver sa tête ?
- veut-il prouver la résurrection de Jeanne pour créer un imbroglio juridique et faire un fuck magistral aux requins en costards-cravates du Triumvirat ?


Il y a plusieurs niveaux de lecture dans ce roman qui nécessite de brancher ses neurones pour y accéder :
- le thriller déjanté rodrigo-tarentinien
- l’univers cyberpunk :
les gadgets technologiques sont tous plus délirants les uns que les autres, c’est 100% fun !
les astuces de smétanationales pour lobotomiser les gens et faire de pognon plus sont géniales
- l’univers uchronique : il faut recoller les morceaux pour trouver le point de divergence
- les luttes d’influences entre grandes puissances : c’est plus ouvert que flou, à vous d’imaginer qui veut quoi dans ce monde de merde (le futur n’est jamais aussi flippant que lorsqu’il ressemble au présent)
- les luttes des classes : une réflexion sur l’exploitation de l’homme par l’homme qui n’existe que parce que les gens de bien ne font rien… ou que les gens de bien ne sont pas assez nombreux pour s’y opposer (pas sûr que les lecteurs acceptent de se faire ainsi montrer du doigt !)


Un gritty style très plaisant, une imagination débordante, des réflexions intéressantes, des personnages qui suscitent la sympathie, beaucoup de générosité, beaucoup de sincérité…
On sent le fils caché de Gibson, mais le roman est inabouti voire maladroit.
Toutefois le fun est vraiment au rendez-vous ! Le reste de la bibliographie fait envie…

Maintenant je comprends pourquoi Sven parle de Morgan comme d’un gros con.
Morgan critique le système mais montre qu’il faut faire avec parce qu’il n’y pas d’autres alternatives à part les cocos (bref on tombe dans le TINA thatchérien conservateur)
Grimwood montre que même les plus paumés peuvent dire non à la fatalité de la pourriture et faire un fuck au système (bref on tombe dans l’altermondialiste progressiste).
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Re: Jon Courtenay Grimwood : de reMix à néoAddix

Message non lu par amos » 12 août 2014, 20:37

Moi même a écrit :C'est (d'après Alberic et en toute logique) David Gunn, ou bien Jon Courtenay Grimwood est David Gunn. Comment dire ... si on en doutait encore il suffit de lire RougeRobe pour en être sur, Sven = Axl, Le flingue = Le flingue, certaines expressions ou métaphores sont IDENTIQUES, au mots près.
L'histoire est à mi-chemin entre Offensive des Aux de D.Gunn et le reste des Aux. RougeRobe n'est pour moi qu'une ébauche TRES maladroite et souvent lourdingue des aventures de Sven & cie (RougeRobe sortie en 2003 et Le Faucheur 2009). Heureusement avec le temps Grimwood s'améliore.
Je m'attendais en achetant Assassini et RougeRobe à une explosion de saveur, à une 2eme première fois, à tomber "amoureux" ... et je tombe uniquement à plat : faut pas être con non plus, c'est bien, voir sympas et drole par moment, mais sans plus et trop peu souvent. Et le pire c'est que ça me donne une furieuse envie de relire Les Aux, pour me laver le palais de ce gout de regret.
Je viens de trouver le sujet :)

Il n'y a pas que le flingue qui met la puce à l'oreille. Axl est quasi identique à un Sven qui n'aura pas aussi souvent toucher à la drogue. Même enfance merdique (Jon Courtenay en veut à papa/maman ?), même humour débile (et jouissif), même utilité des scènes de sexe (= fixé un hiérarchie dans la "merditude" de la vie des protagonistes, établir des liens entre eux, approfondir l'étude psy du "héro"), certaines phrases à l'humour si particulier qui sont IDENTIQUES (oui oui, j'insiste), etc.

Par contre j'ai trouvé ça mou, forcé à la fois trop et pas assez "Bad Ass". Là où pour moi les Svenitudes (/quote Alberic) me sont si chères, ici je les supporte uniquement parce que je n'ai pas mis Les Aux dans mon sac de voyage et qu'il me faut pas dose de jurons et de métaphores militaires.

J'ai été vraiment très déçu par ce livre, p-e que j'en attendais trop. C'est même certain.

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Re: De ReMix à NéoAddix / Jon Courtenay Grimwood

Message non lu par Albéric » 16 août 2014, 07:36

J'ai une autre lecture du parcours de l'auteur.
Tous ces romans sortent du même moule tarentinien, il n'y a pas de hiérarchie ou de progression. Derrière la grosse déconne, le gore et le cul, le grimm et le gritty, on retrouve un humanisme attachant. Sven le bourrin a pris sous son aile son petit groupe de laissés pour compte, et n'hésite pas à latter la gueule aux les connards carriéristes dès qu'on lui en laisse l'occasion. Axl le camé ne peut pas s'empêcher d'essayer une solution sans éclaboussures de sang pour ceux qu'il a pris en pitié et qui l'ont pris en pitié.
Mais l'humour bidasse a plus de change de faire mouche que les délires psychédéliques d'Axl.
Reste que l'humour à la Tarentino ne passe pas forcément bien auprès de tout le monde, en films cinéma d'abord et plus encore en livres.

Il me semble que le mal est plus profond avec l'école anglaise :
Jon Courtenay Grimwood n'ait jamais arrivé au bout de ses intentions
Richard Morgan éprouve des difficultés à aller au bout de ses récits
Dan Abnett éprouve des difficultés à terminer un livre dans les formes
China Miéville, raconter un histoire ce n'est pas son truc...
Neal Asher n'est pas exempt de reproches
Avec Charles Stross c'est quitte ou double !
... ça fait déjà beaucoup, et j'ai encore une pelletée d'auteurs du même tonneau
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Message non lu par Fabien Lyraud » 21 août 2014, 12:53

Sauf que l'on nous a jamais traduit ni Eric Brown, ni John Meaney, ni Philip Palmer. Bref les auteurs britanniques les plus narratifs et quasiment les plus old school.

Ceux que tu cites sont eux très influencés par les BD de 2000AD (Judge Dread et toutes les autres) qui sont assez violentes mais en même temps très créatives avec une part de gros délires rock'n roll et même punk. Bref comme si il existait chez nous une école d'auteurs influencée par l'esprit de Metal Hurlant.( C'est vrai qu'on pourrait citer Jean Marc Ligny ou Roland C Wagner. Mais ce serait à peu près tout. ). C'est pour ça peut être qu'une partie de l'école anglaise paraît assez décalée chez nous. Et pourtant ils sont juste.... Anglais.
Ce sont finalement des auteurs assez proche du cinéma bis dans leur démarche. Bref ils sont assez intéressant parce qu'ils ont cette volonté de dialogue avec des média comme la BD, les jeux vidéos et même la musique rock.

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Re: De ReMix à NéoAddix / Jon Courtenay Grimwood

Message non lu par Albéric » 23 août 2014, 08:02

Fabien Lyraud a écrit :Sauf que l'on nous a jamais traduit ni Eric Brown, ni John Meaney, ni Philip Palmer. Bref les auteurs britanniques les plus narratifs et quasiment les plus old school.

Ceux que tu cites sont eux très influencés par les BD de 2000AD (Judge Dread et toutes les autres) qui sont assez violentes mais en même temps très créatives avec une part de gros délires rock'n roll et même punk. Bref comme si il existait chez nous une école d'auteurs influencée par l'esprit de Metal Hurlant.( C'est vrai qu'on pourrait citer Jean Marc Ligny ou Roland C Wagner. Mais ce serait à peu près tout. ). C'est pour ça peut être qu'une partie de l'école anglaise paraît assez décalée chez nous. Et pourtant ils sont juste.... Anglais.
Ce sont finalement des auteurs assez proche du cinéma bis dans leur démarche. Bref ils sont assez intéressant parce qu'ils ont cette volonté de dialogue avec des média comme la BD, les jeux vidéos et même la musique rock.
J'ai avais songé inconsciemment, mais maintenant que tu le dis, oui il y a un courant 2000AD fort et dynamique. :punk:
Pourquoi on n'a pas un courant Métal Hurlant fort et dynamique en France ? se poser la question, c'est déjà y répondre... :barbare:
(et qu'on me dise que ce n'était pas possible, puisqu'un Fabrice Colin avait écrit un Vengeance très Métal Hurlant, mais comme tant d'autres il a choisi la respectabilité en se laissant tenter par les sirènes du postmodernisme si cher à nos petits cercles franco-français)
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Message non lu par Fabien Lyraud » 23 août 2014, 10:13

C'est vrai que s'y on veut cerner la Sf anglaise du moment il y a environ 3 ou 4 courants.

- Le courant rock'n roll. Ceux déjà cité plus Richard Calder, Steve Aylett, James Lovegrove, Andy Remic. (D'ailleurs Abnett est scénariste chez 2000 AD où on lui doit des épisodes de Judge Dredd et Strontium Dog mais il a créé la série Grey Area sur un ghetto de réfugiés aliens aux USA.)
- Le courant old school. A ceux que j'ai cité je rajoute Liz Williams, Jaine Fenn, Gary Gibson, Michael Cobley. (et je dois en oublier quelques uns).
- Ceux qui ont un pied dans les deux courants Peter F Hamilton, Ian Whates, Gareth L Powell.
- Le courant Hard Science des années 90 et ceux qui l'ont continué : Mac Cauley, Baxter, Reynolds. ( bref ceux que l'on encense chez nous). Même si Mac Cauley a une approche très mythologique qui rend sa hard science très abordable. J'oserais même dire que c'est un des plus abordables dans ce courant et en plus il sait écrire ( c'est rare chez les auteurs de Hard SF).
Modifié en dernier par Fabien Lyraud le 29 déc. 2014, 16:08, modifié 2 fois.

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Re: De ReMix à NéoAddix / Jon Courtenay Grimwood

Message non lu par Albéric » 23 août 2014, 13:21

Fabien Lyraud a écrit :C'est vrai que s'y on veut cerner la Sf anglaise du moment il y a environ 3 ou 4 courants.

- Le courant rock'n roll. Ceux déjà cité plus Richard Calder, Steve Aylett, James Lovegrove, Andy Remic. (D'ailleurs Abnett est scénariste chez 2000 AD où on lui doit des épisodes de Judge Dredd et Strontium Dog mais il a créé la série Grey Area sur un ghetto de réfugiés aliens aux USA.)
- Le courant old school. A ceux que j'ai cité je rajoute Liz Williams, Jaine Fenn, Gary Gibson, Michael Cobley. (et je dois en oublier quelques uns).
- Ceux qui ont un pied dans les deux courants Peter F Hamilton, Ian Whates, Gareth L Powell.
- Le courant Hard Science des années 90 et ceux qui l'on continué : Mac Cauley, Baxter, Reynolds. ( bref ceux que l'on encense chez nous). Même si Mac Cauley a une approche très mythologique qui rend sa bar science très abordable. J'oserais même dire que c'est un des plus abordables dans ce courant et en plus il sait écrire ( c'est rare chez les auteurs de Hard SF).
Grosso mode :
- 1 école néo cyberpunk
- 1 école néo classique
- 1 école néo space-op
- 1 école néo hard-science
Evidemment en France, on ne laisse sa chance qu'à la néo hard science, renommé Anticipation. Parce que la SF c'est populaire, donc vulgaire. J'ai encore lu il y a peu, je cite, qu'"absolument tout ce qui est antérieure à Baxter, Reynolds, Brin, Banks, Egan c'est ringard donc à remiser directement et définitivement au placard" (sic)... Au secours !!!
:pendu: :pendu: :pendu:
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Message non lu par Fabien Lyraud » 23 août 2014, 14:12

Plus qu'une école cyberpunk c'est une école punk tout court et souvent complètement barrée. Et l'école néo classique est très space op aussi.

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Re: De ReMix à NéoAddix / Jon Courtenay Grimwood

Message non lu par amos » 16 oct. 2014, 21:47

Albéric a écrit :J'ai une autre lecture du parcours de l'auteur.
Tous ces romans sortent du même moule tarentinien, il n'y a pas de hiérarchie ou de progression. Derrière la grosse déconne, le gore et le cul, le grimm et le gritty, on retrouve un humanisme attachant. Sven le bourrin a pris sous son aile son petit groupe de laissés pour compte, et n'hésite pas à latter la gueule aux les connards carriéristes dès qu'on lui en laisse l'occasion. Axl le camé ne peut pas s'empêcher d'essayer une solution sans éclaboussures de sang pour ceux qu'il a pris en pitié et qui l'ont pris en pitié.
Mais l'humour bidasse a plus de change de faire mouche que les délires psychédéliques d'Axl.
Reste que l'humour à la Tarentino ne passe pas forcément bien auprès de tout le monde, en films cinéma d'abord et plus encore en livres.
Bon déjà faut remettre dans son contexte :) J'aurai lu RougeRobe ya 15ans j'aurai surement adoré, pour moi Tarentino était un Dieu, le sexe et la violence gratuite une bénédiction. Le soucis c'est que comme beaucoup de monde, je change et mon appréciation des choses aussi (sans parler de mes gouts) je supporte de moins en moins les délires (stagnant) de Tarentino et je cherche une raison au sexe et à la violence. Et en plus de ça j'ai passé quelques années sous le drapeau :php34r: . Donc les Svenerie me conviennent mieux maintenant que les Axlerie.

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