[Cycle] La Trilogie de Gaïa / John Varley

Pour ceux qui lisent aussi de la science-fiction, ce forum est pour vous. Retrouvez-y les sujets abordant les grands classiques de la SF écrits par Philip K. Dick, Frank Herbert, Richard Matheson, Ray Bradbury, Dan Simmons, Pierre Bordage, Andreas Eschbach, René Barjavel, Norman Spinrad...
Avatar du membre
Catlinel
Porte Etendard
Messages : 549
Enregistré le : 28 mai 2009, 15:08
Localisation : Dans la Bibliothèque de l'Université de l'Invisible, Oook !

[Cycle] La Trilogie de Gaïa / John Varley

Message non lu par Catlinel » 19 févr. 2011, 15:36

Tome 1 : Titan

Image
Un artefact extraterrestre en orbite autour de Saturne. Le Vaisseau d'exploration "Le Seigneur des anneaux" découvre qu'il s'agit en fait d'une gigantesque roue dont l'intérieur des "jantes" forme un écosystème parfaitement viable.
Littéralement avalée par l'objet, la frêle navette terrienne se désintègre alors que ses occupants émergent sur ce monde étranger. Cirocco Jone, ex-capitaine de vaisseau et désormais faible femme est bien décidée à retrouver son équipage dans ce monde étrange.
_________________________________________________

J'avais une ou deux fois entendu parler de cette trilogie et j'ai fini par céder à la curiosité. Ce premier tome fut pour le moins... particulier. Mais dans le bon sens du terme après tout. Je me suis vraiment beaucoup amusée en le lisant. On aurait dit un mélange détonnant de "L'anneau-monde" (pour le côté macrocosme absurde) de Larry Niven et de "Tschaï" (pour le côté aventure) de Jack Vance.
J'ai une imagination assez fertile, et pourtant, j'ai du parfois batailler pour essayer de me représenter les habitants forts particuliers de l'artefact. Les "centaures" en particulier, m'ont valu un fou rire mémorable quand j'ai pu lire leur description complète. J'en ris encore XD.
Ajoutez à ça un petit groupe d'astronautes bien truculents et plutôt portés sur le sexe - rien de graphique mais des scènes assez baroques qui débarquent deci-delà sans prévenir - et vous aurez un tableau assez fidèle du tout.
Ca n'est pas le livre du siècle, mais ça se laisse très agréablement lire. Je me réjouis à l'avance de lire la suite.

PS : Je trouve la couverture de l'édition de poche d'une banalité à faire pleurer et du coup, j'ai préféré mettre celle d'une ancienne édition.

Avatar du membre
tam-tam
Sorcier
Messages : 3531
Enregistré le : 25 janv. 2007, 20:45
Localisation : Khatovar

Re: La trilogie de Gaïa / John Varley

Message non lu par tam-tam » 21 févr. 2011, 17:21

Appeler un vaisseau spatial "le seigneur des anneaux", j'avoue qu'il faut oser :happy:
Image
Le bonheur, c'est simple comme un coup de feu - David Gunn
Nous sommes faits de l'étoffe dont sont tissés les vents - Alain Damasio
C'est seulement quand on a tout perdu qu'on est libre de faire tout ce que l'on veut - Chuck Palahniuk

Avatar du membre
Catlinel
Porte Etendard
Messages : 549
Enregistré le : 28 mai 2009, 15:08
Localisation : Dans la Bibliothèque de l'Université de l'Invisible, Oook !

Re: [Cycle] La Trilogie de Gaïa / John Varley

Message non lu par Catlinel » 17 avr. 2012, 01:39

Ah mais de toupet, John Varley doit en manger à son p'tit déj. :popcorn:

J'ai fini le tome deux il y a peu :

Image

Vingt ans après sa découverte au large de Saturne, Gaïa, l'univers-roue intelligent, est devenue pour les Terriens un lieu de pèlerinage. Mettant à leur service ses immenses pouvoirs, elle exauce les voeux de ceux qui le méritent en faisant preuve d'héroïsme.
Mais qu'est-ce qu'un héros ? Pour le découvrir, Chris, l'adolescent timide, et Robin, l'intraitable et fougueuse amazone, vont s'embarquer bien malgré eux dans un tour de Roue fertile en péripéties, en compagnie de Cirocco Jones, promue Sorcière et chargée par Gaïa de mater ses régions rebelles...

_________________________________________________

J'ai eu un peu de mal à rentrer dans ce deuxième volet. J'ai trouvé les premières cent cinquante pages assez longues. Probablement parce qu'on reprend l'aventure près de 80 ans plus tard (grosso modo) et qu'on ne retrouve pas tout de suite les personnages du tome précédent. Et les nouveaux venus ne sont pas spécialement passionnants.
Enfin, du moins au début, parce que plus j'en découvrais sur Chris, mais surtout sur Robin, je dois dire que ça valait le détour. Pour cette dernière, j'ai hésité tout le livre durant entre l'incrédulité amusée et l'hilarité pure et simple.
Personnages mis à part, la vie sur Gaïa est toujours aussi fantasque et atypique. La faune et la flore me font toujours autant marrer. J'aurai beau faire, je n'arrive pas à me représenter les titanides. Leur(s) appareil(s) sexuel(s) est delà de ce que mon imagination est capable de concevoir. :laugh:
Une fois le récit, et les aventures, vraiment lancés, c'est devenu franchement agréable. Entre l'action, les voyages et toujours ce mélange entre presque parodie et burlesque, je n'ai plus eu le temps de m'ennuyer.
Sauf que je n'avais aucune idée de ce qui motivait Cirocco. Déjà que je ne la comprenais plus.
SpoilerAfficher
Passer de l'exploratrice sans peur ni reproche à une alcolo pure et dure, ça fait un sacré gouffre.

Quand enfin on comprend le pourquoi, j'ai été pas mal surprise. Il y a pas mal de rebondissements, de suspense et les quatre cents dernières pages ont vraiment défilé à toute allure. J'ai à présent hâte de lire la troisième et dernière partie de la trilogie.

Avatar du membre
Catlinel
Porte Etendard
Messages : 549
Enregistré le : 28 mai 2009, 15:08
Localisation : Dans la Bibliothèque de l'Université de l'Invisible, Oook !

Re: [Cycle] La Trilogie de Gaïa / John Varley

Message non lu par Catlinel » 08 mai 2012, 10:16

Image

Une Marilyn Monroe de quinze mètres, un King-Kong en pièces détachées. Un Indic ivrogne et reptilien, des prêtres transformés en peu ragoûtants zombis. Un culturiste un peu bébête qui se prend pour Conan, une jeune et belle amazone à l'abord difficile. Un nouveau Jonas dans le ventre d'un léviathan volant. Un serpent de trois cents mètres, un ver de sable de trois kilomètres. Une Cirocco Jones devenue «Démon». Et un raton laveur ? Non, pas de raton laveur mais une super-production à grand spectacle. Un hommage aux délires hollywoodiens scrupuleusement filmé sous la direction ravageuse d'un John Varley qui ne respecte rien. Pas mêmes ses propres fantasmes littéraires. Accrochez-vous : le grand Pandémonium a commencé !

Avis personnel :

J'avais trouvé le deuxième tome un peu lourd à décoller par moment et je craignais un peu la même chose avec celui-là. Au final, il s'avère que c'est sans contexte mon préféré de la trilogie !
Je crois que je n'ai rien lu d'aussi invraisemblable depuis "L'anneau-monde" de Niven et "Strates-à-gemmes" de Pratchett. Et le plus invraisemblable est que toute cette invraisemblance prend un sens dans ce troisième tome, avec une cohérence qui donnerait des migraines au mystique le plus aguerri, mais qui convient parfaitement dans le contexte de l'histoire.
J'ai adoré la fin. J'aurais pu la voir venir je pense, mais j'étais tellement prise dans l'action que l'auteur m'a eue de bout en bout.
En bref, de la SF que je conseillerais à tout amateur d'histoire atypique et originale.

Répondre