[Cycle] Halo / Collectif

Pour ceux qui lisent aussi de la science-fiction, ce forum est pour vous. Retrouvez-y les sujets abordant les grands classiques de la SF écrits par Philip K. Dick, Frank Herbert, Richard Matheson, Ray Bradbury, Dan Simmons, Pierre Bordage, Andreas Eschbach, René Barjavel, Norman Spinrad...
Albéric
Annaliste
Messages : 1958
Enregistré le : 27 oct. 2012, 19:57

[Cycle] Halo / Collectif

Message non lu par Albéric » 21 avr. 2019, 18:05

Image
Résumé tome 1 : La Chute de Reach
Alors que la redoutable flotte des Covenants sillonne inexorablement l'espace, dans l'intention d'éradiquer l'humanité, la planète Reach est le dernier bastion humain qui ne soit pas encore tombé.
Située aux portes de la Terre, Reach est la seule forteresse militaire à pouvoir espérer repousser l'attaque extraterrestre. Mais les défenseurs de la planète ont une autre priorité : empêcher les Covenants de découvrir la localisation de la Terre. Avec une puissance de feu et des forces inférieures, les soldats humains semblent avoir peu de chances de résister aux Covenants ; Reach abrite cependant un secret très bien gardé.
Cette planète est le centre d'entraînement des tout premiers " super-soldats ". Ayant pour nom de code Spartans, ces combattants émérites, dotés d'une technologie avancée, n'ont pas d'égal dans l'univers : ils sont silencieux, professionnels et dangereux. Lorsque commence l'attaque des perfides Covenants, une poignée de Spartans s'apprête à leur livrer une guerre totale. Ils tueront, ou seront anéantis, mais ne se rendront jamais.
Et l'un d'entre eux, le Spartan connu sous le nom d'Adjudant, survivra même pour livrer une autre bataille sur un ancien et mystérieux monde artificiel baptisé Halo...

Je ne connaissais la franchise Halo que de nom, mais au vu du nombre de ses fans et de leur enthousiasme je me faisais une joie de la découvrir par le biais de ses adaptations novelisées : bien installé, bien équipé, avec les musiques du jeu en fond sonore j’avais vraiment envie d’avoir envie mais cela n’a pas marché avec moi… Donc désolé par avance pour les fans ou tout simplement ceux qui ont aimé, mais j’ai bien peur qu’on soit parti pour une critique à charge ^^
La Chute de Reach est peu ou prou le préquel de la saga, donc on découvre l’univers en même tant que John 117, destiné à devenir l’Adjudant / le Master Chief (quels noms pourris !), ce qui est fait une introduction parfaite. Pris un à un aucun de ses défauts n’est rédhibitoire, mais mis bout à bout le résultat est de la SF militaire mainstream qui souffre de la comparaison avec Jack Campbell qui est pas mal et de la comparaison avec David Weber qui est bon, sans parler de Dan Abnett qui lui est excellent (il offre plus de bruit et de fureur en 20 pages qu’Eric Nylund en 500 pages, et lui ne loupe pas ses descriptions et ses caractérisations !). L’origin story du super-soldat SPARTAN qui avec sa super-armure MOJLNIR et sa super-IA Cortana va combattre les hordes Covenants sur un Anneau-Monde pour sauver une humanité en état de siège et dépassée en nombre et en technologie, emprunte beaucoup et parfois en frôlant dangereusement les limites du plagiat :
- à Etoiles garde-à-vous ! de Robert Heinlein (d’ailleurs les héros des deux romans s’appellent John), mais sans narration à la première personne donc sans immersion dans ses pensées et ses sentiments, et sans toutes les réflexions de l’auteur sur l’autoritarisation et la militarisation de la société (le roman d’anticipation pouvant se lire comme un manifeste crypto-fasciste, mais pouvant encore plus se lire en creux comme un manifeste antifasciste avec tous les petits cailloux blancs semés çà et là)
- à La Stratégie Ender d’Orson Scott Card, mais sans quête d’apprentissage, sans relationship drama, sans empathie et sans humanisme… je crains fort que la démarche ne soit sans intérêt puisqu’on garde tout ce qui est bourrin pour oublier tout ce qui est humain !
- à Captain America, mais si les super-soldats durant la WWII c’était cool, à l’époque des IAs qui gèrent des vaisseaux entiers qu’est-ce qu’on s’emmerde avec ses programmes militaires douteux sur le plan éthique et inutiles sur le plan pratique, au lieu de monter à la chaîne des drones de combats téléguides par des êtres de chair et de sang ou de métal et de plastique ?
Dans tous les cas on se retrouve avec des Spaces Marines, mais si cela marche très bien dans Warhammer 40000 c’est parce qu’on est dans la dystopie et dans le 2e degré, alors que là on a affaire à un américanisme très sérieux et on insiste bien sur les valeurs yankees alors que cela ne semble pas gêner grand-monde qu’elles soient bafoué en partie ou en totalité : on enlève des enfants, on leur lave le cerveau, on leur fait subir des modifications physiques et physiologiques à fortes probabilités de mortalité pour défendre « le monde libre »… Et je ne parle pas du fétichisme des autorités pour les bombes nucléaires : on dirait les généraux McArthur et McNamara qui à chaque problème réclamait l’usage de l’arme atomique, et on sent les gros frustrés qui aurait bien aimé utiliser l’arme atomique en Corée, au Vietnam, en Irak, en Iran, en Afghanistan et tutti quanti...

* Sur le fond :
Si on croit en ton univers on croit en ton histoire, et moi je n’ai cru ni à l’un ni à l’autre… Les fans d’Halo présente l’univers de la franchise comme étant hyper riche mais il est hyper simple en fait : l’humanité galactique du XXVIe siècle c’est l’Empire Américain d’aujourd’hui avec colonies extérieures = far west, colonies intérieures = middle west et système solaire = nord-est industriel, et on insiste bien sur les rôles joués la Navy 100% américaine, sur les Marines 100% américains et les dollars 100% américains (et sur le placement de produits 100% américains, mais j’y reviendrai). Pire les WASP se taillent la part du lion, et c’est à peine si quelques noms à consonance ethniques slaves, asiatiques ou latino-américaines rappellent que les États-Unis sont un pays d’immigration : donc dans l’avenir les USA ont annexé et absorbé tout l’Occident et les Chinois, les Indiens, les les Africains, les Arabo-musulmans et les Latino-Américains n’existent plus ! (On sait maintenant depuis longtemps que les Américains sont autocentrés, que la SF américaine est autocentréz, que la SF militaire américaine est autocentrée, mais là c’est la énième série yankee qui semble ignorer que le monde existe en dehors des 50 États de la bannière étoilée : ce n’est plus affligeant, c’est carrément flippant) Bien sûr les Américains sont les « gentils » qui protègent « le monde libre », et les autres sont des « méchant » donc après les méchants nazis, les méchants soviétiques et les méchants terroristes c’est tout naturellement qu’ils doivent lutter contre les méchants aliens, et je trouve assez douteux qu’après les attentats du 11 septembre 2001 (d’ailleurs il y a un méchant qui s’appelle « Laden ») les scénaristes du jeu ait choisi comme streums à génocider une alliance multiethnique de fondamentalistes religieux (qui « jacassent », « poussent des cris aigus » et « des grognements gutturaux » : c’est pas gagné les négociations si on traite ses interlocuteurs d’animaux)… Et il y a des passages orienté avec la comparaison sur la Guerre d’Indépendance (les humains 100% américains reprenant les techniques des Insurgés contre les aliens qui 100 % antiaméricains qui utiliseraient les techniques des Loyalistes), avec cet amiral patriote qui déclare que Reach ne sera pas un nouveau Pearl Harbor (franchement qu’est-ce que l’humanité en aura à foutre du drame de Pearl Harbor au XXVIe siècle !), et puis avec le projet SPARTAN pour faire des super-soldats d’élite protégeant l’humanité américanisée des aliens qui fait référence aux super-hoplites d’élite protégeant l’humanité grécisée des barbares… Tout cela est du pain béni pour les suprématistes blancs, si on oubliait que l’élitisme d’aujourd’hui a le même horizon que celui d’hier : non le choc de civilisation, mais son extinction par dégénérescence et déliquescence !

* Sur la forme :
Comme les explications sont réduites au minimum pour se visualiser l’univers c’est galère, et comme il n’y a aucune description il n’y a aucune ambiance ! Par contre on s’attarde à chaque occasion sur les armes et leur fonctionnement (avec des incohérences bizarres puisque qu’on veut faire de la SF hyper-futuriste tout en ressemblant le plus possible aux opérations commando d’aujourd’hui, ou alors pourquoi enlever des enfants si tu peux les cloner ?, ou ces IA fabriquées avec des engrammes de cerveaux clonés : si on peut cloner des cerveau et les utiliser sans qu’ils sombrent dans la folie pourquoi s’emmerder avec des IA qui doivent coûter un pognon de dingue ?), ce qui est du fanservice pour les membres de la NRA ou une manière de compenser pour les millions d’Américains qui aurait bien aimé faire l’armée mais qui ont été recalé pour obésité…
Les relations / interactions entre les personnages sont réduites au minimum, et la caractérisation est inexistante : qu’est que c’est que ces personnages qui ne sont pas présentés, qui ne sont pas décrits et qui ne parlent même pas entre eux ! Ils ne peuvent aucunement bénéficier de notre attachement faute du moindre capital sympathie, donc j’étais Mort De Rire quand on en fait des caisses sur le sacrifice héroïque du dénommé Sam à grand renfort de pathos : je ne sais pas qui c’est, c’est à peine si on m’a donné son nom donc j’en avais strictement rien à faire qu’il vive ou qu’il meure, et c’est la même chose pour tous les personnages du roman y compris son Steve Rogers éco+ ! D’ailleurs autre gros défaut de la SF militaire mainstream, la distinction de classe voire de race entre militaire et civils : ceux qui ne sont pas soldats ne sont pas nommés, sont considérés comme des sous-citoyens voire comme des sous-êtres quand on parle d’eux, et impossible de trembler pour l’humanité menacée par les Covenants parce qu’on les voit jamais vivants ou morts (d’ailleurs notons bien qu’il n’existe aucune autorité autre que militaire, aucune recherche autre que militaire, aucune information autre que militaire et ainsi de suite). De la même manière le côté « super-soldat » n’est super emballant puisqu’on ne voit guère les soldats normaux pour prendre conscience de qu’ils ont d’extraordinaire, et ça c’est bien dommage !
Déjà que tout cela n’est pas super excitant à suivre, on rush en passant de la petite enfance de John 117 à son arrivée sur Halo ce qui multiplie les ellipses y compris durant la grande bataille finale qui m’a semblé survolée. L’ensemble reste fluide, donc je pourrais le conseiller aux néophytes, aux easy readers, et à tous ceux qui voudraient un truc facile et rapide à lire pour se remettre le pied à l’étrier après un gros pavé plus ou moins exigeant, parce qu’en dépit du manque de tout les scènes d’action de type « commando » ou de « type bataille spatiale » sont plus plutôt bien fichues quoique répétitives car sans doute vidéoludiques (et le vidéoludisme quand tu n’es pas acteur de l’action la manette en main c’est quand même un peu chiant, d’autant plus que comme on ne tremble ni pour les personnages ni pour l’univers ce n’est pas le suspens qui étouffe le lecteur). Après j’ai trouvé que l’auteur n’était pas dupe, puisqu’à chaque fois qu’on en rajoute une couche dans le manichéisme il se fait une joie de préciser que si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes avant l’arrivée des aliens pourquoi l’armée passait son temps à mater vainement des rébellions ? Halo est un jeu Xbox donc Microsoft donc et il faut suivre le cahier des charge en plaçant dans le récit de manière presque publicitaire les produits et l’idéologie Windows (je suis d’accord avec les Covenants : une civilisation basée sur le système d’exploitation Windows ne mérite pas de survivre !), mais à chaque fois qu’on a la mise en scène d’un i-machin on a droit à des « recherche en cours », des « connexions perdue », des « initialisations interminables », des « bugs inexpliqués » et des « plantages généralisés »… C’est presque un running gag, et en ne jouant pas les lèche-cul de Bill Gates, l’auteur est grandement remonté dans mon estime !

On a aussi une trentaine de page de bonus : cela n’amène rien à l’univers, rien à l’histoire, rien aux personnages, et ce n’est ni plaisant ni intéressant donc c’est juste du gâchis de papier !
Fans de Gemmell ? Venez nous rejoindre : http://david-gemmell.frbb.net/

Albéric
Annaliste
Messages : 1958
Enregistré le : 27 oct. 2012, 19:57

Re: [Cycle] Halo / Collectif

Message non lu par Albéric » 22 avr. 2019, 13:37

Image
Résumé tome 2 : Les Floods
La guerre entre humains et Covenants, un combat à mort pour la survie de l'humanité, atteint son point culminant sur le monde mystérieux de Halo. Mais la puissante armée extraterrestre n'est pas le seul péril embusqué sur cette planète... Alors que le monde-forteresse de Reach et ses courageux défenseurs disparaissent sous le feu des bombardements ennemis, un unique croiseur échappe au carnage, avec à son bord les derniers survivants humains - le Capitaine Keyes, quelques centaines de marines, et le dernier spécimen de super-soldat SPARTAN, l'Adjudant. Assisté de Cortana, l'intelligence artificielle du vaisseau, l'Adjudant atterrit sur Halo au milieu de troupes massives de Covenants. Curieusement, les soldats semblent chercher quelque chose sur l'anneau artificiel. Il s'avère en effet que Halo, créé de toutes pièces par une race extraterrestre depuis longtemps éteinte, dissimule de nombreux secrets. Mais l'un d'entre eux éclipse de loin tous les autres...

Pour ce tome 2 intitulé Les Floods (plus spoiler tu meurs) j’aurais pu me prêter au jeu de l’action non-stop et apprécier le page-turner plus bourrin tu meurs… Oui mais non les améliorations par rapport au tome 1 sont contrebalancées par des lacunes plus ou moins chiantes…
Grosso modo le Pillar of Autumn poursuivi par les Covenants se crash sur un anneau-monde construit par l’espèce éteinte des Forunners, et pour des raisons religieuses les aliens fondamentalistes sont obligés de traquer les survivants au sol plutôt que de les bombarder depuis l’espace. C’est donc une gigantesque partie de First Personnal Shot prenant la forme d’un survival collectif plus au moins inspiré par les événements somaliens relatés dans La Chute du Faucon Noir (avec le chauvinisme yankee qui va avec, bien évidemment et bien malheureusement) ! C’est de l’action, de l’action, et encore de l’action donc on oublie l’exposition d’un background bancal sinon foireux car repompé en plus d’être 100% américanisé. Mais dès la préface il y a un os dans le potage, car William C. Dietz ne fait pas le différence entre un récit et une partie, entre la narration littéraire et le gaming vidéoludique !

On a des dizaines de personnages, mais comme il ne se sont ni décrits, ni caractérisés et qu’ils n’échangent pas entre eux sinon pour balancer des blagues de beaufs on en n’a rien à carrer qu’ils vivent ou qu’ils meurent (je me demande quelles substances ont été prise par les lecteurs/lectrices parlant de personnages profonds et attachants). Il y en a quelqu’uns qui sortent quand même un peu du lot quand même comme l’Amiral Keyes, le Commandant Silva, McKay, Foehammer ou le possédé Jenkins mais cela ne va pas très loin hein… John-117 devient un Master Chief anonyme, et s’attriste 1 seconde devant le sort des Marines qui sont tous braves et courageux et jubile 1 seconde devant le sort des Covenants qui sont tous stupides et maléfiques. Il faut dire qu’on essaie de varier les points de vue en passant du côté des aliens, notamment avec le Grunt Yayap et l’Élite Zumanee à la poursuite du dernier Spartan, mais c’est des méchants de cartoon qui sont tous cons comme leurs pieds et qui passent leur temps à se tirer dans les pattes (car ils sont stupides et maléfiques évidemment, mais là où cela devient vraiment malsain pour ne pas dire dangereux c’est qu’ils sont dépeint comme Charlie, l’ennemi Vietcong !). Impossible de savoir à quoi ressemblent les différents environnements de l’anneau-monde et impossible de savoir à quoi ressemblent les architectures forunners, par contre on sait quelles armes sont utilisées, quelles munitions sont utilisées, combien de fois on a recours aux grenades à fragmentation, combien de fois on a recours aux roquettes anti-chars, et combien de fois on a rechargé les armes de poing, le fusil à pompe ou le fusil d’assaut : c’est utile dans un FPS mais c’est saoulant dans un roman ! On est dans un livre, pas dans une showroom de la National Rifle Association bordel de merde !!! Le naming est plus varié donc on a un peu moins l’impression que les WASP ont colonisé l’espace (et que le KKK et les suprématistes blancs ont pris le pouvoir aux USA avant que ces derniers ne génocident le reste de la planète), et comme on passe pas mal de temps avec les soldats les exploits du super-soldat sont plus impressionnants. Le fait qu’on ait une unité de temps, de lieu et d’action aurait pu permettre de nous affranchir des ellipses du tome 1 : oui mais non, on est dans un récit parallèle au premier opus de la franchise vidéoludique donc on rush un peu en se disant que tout le monde connaît des événements qui du coup sont passés sous silence… Pas mal de fois les personnages ont accès à des informations dont ils ne devraient pas avoir connaissance, mais qu’ils détiennent quand même car l’auteur omniscient lui les connaît déjà par avance : alors oui je veux bien croire que Cortana l’IA spécialisée en piratage informatique fasse de l’espionnage électronique mais à plusieurs occasion ce deus ex machina ne fonctionne pas ! Ça et le Commandant Silva qui part en croisade contre les Spartans parce qu’ils sont mort sur Reach, euh comme tout le monde en fait, et parce qu’il est connaît la manière dont ils ont été fabriqués, ce qui est top secret mais dont il au courant car il connaissait la date d’anniversaire de la femme de celui qui avait verrouillé le dossier ultrasecret (non, je n’invente et je n’exagère pas : c’est écrit tel quel dans le bouquin).
On se crash sur Halo, on fonde une Base Alpha, on récupère les hommes, on récupère le matériel et on se plaint qu’on ne récupère pas assez de matos (non, sérieusement ? mdr), l’Amiral Keyes se fait enlever, on va délivrer dans le vaisseau ennemi (Syndrome « Tyler et Donovan infiltrent le Vaisseau Mère »), on veut prendre le contrôle du centre de contrôle de l’anneau-monde, mais en fait c’est un piège, mais l’auteur oubli que c’est un piège, et on libère les Floods donc on passe en mode horrifique…
SpoilerAfficher
Alors les Floods c’est pile-poil entre Les Marionnettes Humaines de Robert Heinlein et les les Goa'uld de Stargate, mais en mode Resident Evil (et c’est marrant, car on va retrouver tout cela mais en vachement mieux dans la franchise vidéoludique Dead Space !). Les Covenants ratent leur attaque contre la Base Alpha, les Floods ratent leur attaque contre la Base Alpha, et tandis qu’après s’être débarrassé de l’IA alien manipulatrice 343 Guilty Park le Master Chief découvre qu’Halo est une arme de destruction massive anti-Floods (on peut calibrer un arme de destruction galactique pour détruire les proies mais pas les prédateurs, mais c’est con non ? et c’est encore plus con de garder en vie pour absolument aucune raison les milliers de spécimens des créatures qui ont détruit la civilisation la plus avancée de la galaxie) il décide de le détruire en faisant exploser le Pillar of Autumn (mais pour cela il faut retrouver l’implant cérébral de l’Amiral Keyes), les Marines décident de retourner au vaisseau ennemi pour en prendre le contrôle avant de filer à l’anglaise (avec des passages tirés de la saga Alien : « il faut ramener des spécimens xénos sur terre pour les étudier », « mais vous êtes cinglés, ils ont détruit l’espèce la plus avancée de la galaxie et ont mis la pâtée à ceux qui nous ont mis la pâtée », « fermez vos gueules, il y a un paquet de fric à se faire ! »)
En conclusion je paraphrase le camarade Witoo qui n’est sans doute pas loin de la vérité en résumant bien le « bousin » :
Un lore très peu développé, une histoire sans surprises, sans profondeur, des personnages qui n'échangent pratiquement pas et des centaines de pages constituées de « Je sors ma grenade, je la lance, je tire, je recharge mon arme, je cours, je sors ma grenade, je la lance, je tire, AIE j'ai mal, je me planque, je recharge mon arme, je marche, je tire, même pas mal, je recul, je lance la grenade, je cours, j'en suis ou déjà ? à oui… j'avance, je tire…
Pour ne rien gâcher c’est rempli de bullshits scientifiques, donc il faut que les auteurs yankees incultes arrêtent de donner des explications à la con : genre la power armor MOJLNIR qui possède un bouclier capable d’arrêter les armes à projectiles et les armes à énergie se retrouve surclassée par un coup de clé à écrous ? Sérieusement ??? et c’est tout le temps comme ça dès que l’auteur essaye de donner un peu de réalisme à l’ensemble ! Non je ne suis pas réfractaire à la SF militaire, c’est juste que j’ai lu trop de bonnes séries dans le genre pour me satisfaire d’un produit marketing truffé de poncifs, de répétitions et de maladresses le tout tombant de manière récurrente dans le prosaïsme ! Et aux auteurs et aux traducteurs : arrêtez de parler de « race humaine », parlez plutôt d’« humanité » sinon vous allez relancer ces conneries de racialisme donc cous allez dérouler le tapis rouge au racisme...
Fans de Gemmell ? Venez nous rejoindre : http://david-gemmell.frbb.net/

Répondre